Zone Umoa: Un taux d’inflation de 1,7 % projeté à fin 2021

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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Le taux d’inflation devrait poursuivre son rythme de décélération noté ces derniers mois pour atteindre 1,7 % au quatrième trimestre 2021 contre 2,7 % à la même période en 2020 dans les Etats de l’Umoa. Mais des risques haussiers ou baissiers planent sur les perspectives d’inflation, prévient la Bceao.

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La décélération du rythme de progression des prix observée ces derniers mois devrait se poursuivre jusqu’à la fin de cette année dans l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Les prévisions d’inflation tablent, selon le scénario central, en rythme annuel, sur un taux de 1,7 % au quatrième trimestre 2021 contre 2,7 % au quatrième trimestre 2020, indique la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).
Selon le dernier Rapport sur la politique monétaire dans l’Umoa, l’Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) s’est accru au cours des trois derniers mois de 2020. Les prix à la consommation ont grimpé mais le rythme de progression a baissé de 2,9 % au cours du troisième trimestre 2020 à 2,7 % le trimestre suivant.
Cette légère décélération traduit notamment le ralentissement des prix des produits alimentaires qui avaient connu une hausse de 4,9 % contre 5,0 % un trimestre plus tôt dans l’ensemble des pays de l’Union. Cette tendance est en lien avec l’amélioration de l’offre de céréales, de légumes ainsi que de tubercules et plantains, explique la Banque centrale.
La composante « Logement» a également contribué à ce ralentissement de la progression des prix au cours de la période sous revue, avec une augmentation moins importante: 0,8 % au quatrième trimestre 2020 contre 1,3 % le trimestre précédent.
La baisse de l’inflation dans l’Union résulte aussi du ralentissement de la progression des prix du charbon de bois dont le niveau est passé de 1,3 % le trimestre précédent à 0,8 % au quatrième trimestre 2020. Le taux d’inflation sous-jacente, qui mesure l’évolution du niveau général des prix hors produits frais et énergie, est ressorti en hausse à 1,8 %, après une progression de 1,6 % un trimestre plus tôt.

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Risques

Le taux d’inflation est projeté à 1,6 % pour le premier trimestre 2022 et à 1,8 % au quatrième trimestre 2022. Ces prévisions demeurent entourées de risques qui pourraient affecter la projection centrale aussi bien à la hausse qu’à la baisse, prévient la Banque centrale.
Les risques baissiers pourraient découler d’une baisse des prix des produits pétroliers d’une ampleur inattendue, en raison d’une conjoncture marquée par l’accentuation de la faiblesse de la demande mondiale du fait du ralentissement des activités de transport induit par la situation encore inquiétante de la pandémie.
Quant aux risques haussiers, ils seraient liés à l’incidence des perturbations climatiques et sécuritaires sur la production céréalière locale. La persistance de la crise sanitaire de la Covid-19 dans les pays de l’Union et la perturbation des circuits de distribution de certains produits qu’elle peut engendrer, pourraient induire une accélération de l’inflation.
A noter que le taux de change effectif réel a connu une appréciation de 6,3 % au cours du quatrième trimestre 2020 par rapport à la même période de l’année passée. Cette hausse résulte de l’accroissement du taux de change effectif nominal à hauteur de 8,0 %, dont les effets ont été limités par un différentiel d’inflation favorable à l’Union de 1,7 %, souligne la Bceao.