Zone de libre-échange continentale africaine: Un vecteur de croissance durable pour l’Afrique, selon la Banque mondiale

Par Ariel GBAGUIDI,

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Dans un rapport intitulé : « Zone de libre-échange continentale africaine : effets économiques et redistributifs», la Banque mondiale fait noter que si la Zlecaf est vraiment mise en œuvre, elle permettra de réorganiser les marchés et les économies du continent. De plus, elle va stimuler la production dans les secteurs des services, de l’industrie manufacturière et des ressources naturelles. De quoi propulser la croissance économique dans les Etats africains de manière durable.

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La création de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) constitue une aubaine sur plusieurs plans pour les pays africains. C’est une occasion à ne pas manquer, indique la Banque mondiale dans son rapport intitulé « Zone de libre-échange continentale africaine : effets économiques et redistributifs». Ce document, lit-on, vise à aider les dirigeants africains à mettre en œuvre des politiques susceptibles de maximiser les bénéfices potentiels de l’accord tout en minimisant les risques. Ainsi, il montre que la Zlecaf telle que pensée et envisagée sur papier par les dirigeants africains, permettra, entre autres, de sortir 30 millions d’Africains de l’extrême pauvreté et 68 autres millions de personnes vivant avec moins de 5,50 dollars par jour, verront leurs revenus augmenter. En amont, les exportations africaines, essentiellement dans le secteur manufacturier, vont accroître de 560 milliards de dollars.
En général, la région verra ses revenus augmenter de 450 milliards de dollars d’ici à 2035, soit une progression de 7 %. Et le reste du monde constatera ses revenus accroître de 76 milliards de dollars.
« Sur les 450 milliards de dollars de gains potentiels, estime le rapport, environ 300 milliards proviendraient des mesures de facilitation du commerce visant à lever les freins bureaucratiques et à simplifier les procédures douanières ». Il souligne alors, que, si la Zlecaf est pleinement mise en œuvre, elle permettra de réorganiser les marchés et les économies de la région et de stimuler la production dans les secteurs des services, de l’industrie manufacturière et des ressources naturelles.

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Résilience

Face au choc économique mondial engendré par la pandémie du coronavirus, la création de la Zlecaf constitue, selon le rapport de la Banque mondiale, une occasion à saisir par les pays africains pour diversifier leurs exportations, accélérer leur croissance et attirer les investissements directs étrangers. La Banque mondiale rappelle, à l’occasion, que le Covid-19 a perturbé les échanges commerciaux sur le continent, notamment pour ce qui est des biens essentiels comme les fournitures médicales et les denrées alimentaires, et que les pertes économiques dues à cette maladie pourraient atteindre 79 milliards de dollars cette année. Les yeux rivés sur l’avenir, l’institution de Bretton Woods reste convaincue que la mise en œuvre de l’accord, permettra aux pays africains de renforcer leur résilience en vue de contrer les futurs chocs. De plus, la Zlecaf permettra aux Etats d’effectuer les réformes de fond nécessaires pour stimuler leur croissance durable.
Pour la directrice mondiale du pôle Commerce, Investissement et Compétitivité de la Banque mondiale, Caroline Freund, la mise en œuvre de ce marché unique à l’échelle du continent sera un grand pas en avant pour l’Afrique. Ce faisant, dit-elle, le continent va prouver au monde qu’il est en train de devenir un chef de file de la promotion du commerce mondial.