Vote du chef de l’Etat pour les communales et locales: Boni Yayi prône une meilleure gouvernance locale

Par LANATION,

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A l’instar des Béninois en âge de voter, le président de la République a accompli, hier dimanche 28 juin, son devoir civique. A l’Ecole maternelle de Cadjèhoun où il a voté, Boni Yayi a appelé au renforcement des bases de la décentralisation.

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Le président de la République a vécu le vote d’hier comme un réel soulagement. Tant l’organisation des élections communales et locales avait donné lieu à plus de deux ans de controverses entretenues par les polémiques et incertitudes autour de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI). Pour Boni Yayi qui posait hier son bulletin d’électeur dans son centre habituel de vote à Cadjèhoun, la décentralisation constitue une bonne recette pour contrer les affres de la mondialisation. «La meilleure manière de contrer la mondialisation, c’est d’engager cette réforme structurelle, la décentralisation qui nous renvoie au développement à la base», indique-t-il. Le chef de l’Etat rappelle que toutes les démocraties en ont fait une démarche politique de rapprochement du pouvoir aux collectivités locales, à l’instar de la France qui a lancé son processus en 1981. Cependant, il est conscient des défis à relever au regard de douze années de pratiques de gouvernance locale au Bénin qui n’ont pas toujours produit les résultats escomptés.

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«Chacun doit faire l’effort en matière de gouvernance pour que les ressources mises à leur disposition soient mieux gérées. Il nous faut encore des réformes d’accompagnement sinon, nous allons faire du surplace», insiste-t-il. Il prône un renforcement du pouvoir aux collectivités locales, à l’instar de l’Hexagone dont la Constitution reconnaît la libre administration des collectivités localités. L’autre écueil de l’expérience de la décentralisation au Bénin, poursuit-il, c’est le déficit de contrôle citoyen. « Nous avons créé l’IGE (Inspection générale d’Etat) mais l’environnement ne lui a pas été favorable pour voir comment nos mairies ont été gérées. Nous devons aller Au-delà de l’IGE pour créer les cours régionales, capables de rendre transparentes toutes les opérations, les décisions, les programmes et réformes initiés par les équipes municipales », propose-t-il.
Le président de la République a souhaité que les élections se déroulent sans violence. Il demande que les populations désignent des gens capables et qui leur sont proches. « C’est une élection de proximité. Il faut éviter la violence, que les élections soient transparentes, une occasion de fête, d’amour et d’amitié. L’enjeu, aujourd’hui, c’est comment construire nos communes, comment mettre en place un développement participatif. Que chacun fasse son travail, c’est la seule manière de créer les conditions de paix dans notre pays», conclut-il.