Visite du président de la République à l’Elysée: Ce que Boni Yayi et François Hollande se sont dit

Par LANATION,

  Rubriques: Actualités |   Commentaires: Aucun


En visite de travail à Paris, le président de la République a été reçu, hier mardi 9 juin, à l’Elysée par son homologue français François Hollande. Les deux personnalités ont évoqué des questions chaudes, en attendant l’arrivée historique de Hollande à Cotonou.

LIRE AUSSI:  Ramadan 2017: Sous le signe de la repentance à Porto-Novo

Les relations bilatérales entre la France et le Bénin sont au beau fixe. Les échanges entre le président de la République, Boni Yayi et son homologue français hier à l’Elysée viennent conforter la nouvelle dynamique qui se crée, en attendant cette période charnière, la visite annoncée de François Hollande le 2 juillet prochain à Cotonou. «Nous avons parlé de la coopération bilatérale. Nous avons un document cadre de partenariat, d’un montant de 140 millions d’euros (environ 92 milliards de francs CFA) sur trois ans. Ce programme s’exécute bien», confie le chef de l’Etat, à l’issue de l’entretien avec l’actuel locataire de l’Elysée. La visite de François Hollande à Cotonou, soutient-il, revêt une importance particulière pour le Bénin d’autant plus que c’est la toute première fois sous le renouveau démocratique qu’un chef d’Etat français foulera le sol béninois en visite officielle. «C’est une décision qui nous fait chaud au cœur et le Bénin entier est mobilisé pour souhaiter la bienvenue au président français», assure Boni Yayi. François Hollande a tenu à saluer la vitalité de la démocratie béninoise et son pluralisme, encore illustrés lors des récentes élections législatives. «Il a rappelé l’exemplarité de l’histoire politique du Bénin, où la Constitution a toujours été et restera respectée, permettant plusieurs alternances depuis 1990 », note un communiqué de l’Elysée. Une appréciation qui s’illustre encore à travers ce mot de Boni Yayi aux médias français: «Mon nom ne figurera plus jamais dans aucun bulletin. Je veillerai en tant que garant du fonctionnement des institutions à ce que les élections se déroulent dans de bonnes conditions de transparence, dans la paix. Et que ce soit des élections démocratiques pour que le peuple puisse élire un nouveau président qui prendra en main les affaires de la cité».

LIRE AUSSI:  Assemblée nationale: La 5e session extraordinaire de 2018 close avec un dossier en rade

La France et le Bénin, même combat !

Les deux hommes sont en phase sur le défi climatique, au sujet duquel Paris mobilise toute la communauté internationale afin que la COP 21, prévue en fin d’année soit couronnée d’une avancée pour l’humanité. «Le moment est venu pour que toute la planète soit consciente de la nécessité d’aller de l’avant en ce qui concerne la gestion des conséquences des changements climatiques. Nous soutenons cette décision prise par le G7 de réduire entre 40 et 70% les gaz à effet de serre d’ici 2050. J’ai rassuré le président Hollande que mon pays sera au rendez-vous. Nous sommes en train de décliner en ce moment notre contribution. Toute l’Afrique est mobilisée derrière la France pour que nous puissions régler cette question fondamentale », insiste le président de la République.
La question de la sécurité dans la sous-région a également meublé les discussions entre les deux personnalités, en l’occurrence les efforts que déploie actuellement le Bénin aux côtés de la Commission des Etats du Lac Tchad pour mettre fin aux dérives de la secte islamiste Boko Haram. Le président de la République a donc fait part à son homologue de la tenue demain 11 juin à Abuja, d’un sommet dédié à la lutte contre ce mouvement terroriste. «Sans la sécurité, il ne peut pas avoir de prospérité. Nous allons nous retrouver à Abuja pour peaufiner notre stratégie dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Ce sommet sera décisif. Nous sommes décidés à régler très vite cette question. Le président Buhari est très décidé. Les discussions que nous avons eues avec lui nous rassurent de ce que nous devons arriver à bout de ce phénomène odieux», souligne Boni Yayi, qui ajoute avoir aussi évoqué la situation en Libye et de la bande sahélo-saharienne.