Utilisation de plaques fantaisistes de véhicule: Les rois du Bénin appelés à se conformer aux textes

Par Alexis Meton,

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L’usage des plaques de véhicules automobiles est réglementé au Bénin. Mais nonobstant les dispositions réglementaires de la loi, des véhicules portant des dénominations de temple, de royauté ou de religions endogènes circulent toujours. Cette pratique a suscité une série de réactions des autorités qui appellent les dignitaires à se conformer.

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Les rois du Bénin et les dignitaires de cultes sont invités à se conformer aux réglementations en vigueur en termes d’immatriculation de leurs véhicules. L’article 5 de l’arrêté interministériel n°019/Mtpt/Misd/Mdn/Dc/Sg/Cttt/Dgtt/Ser du 20 mars 2006 portant interdiction en République du Bénin de l’usage d’autres plaques en lieu et place des plaques d’immatriculation réglementaires dispose : « La fixation d’une autre plaque portant des mentions spéciales sur les véhicules automobiles de certains dignitaires, rois ou autres personnalités doit faire l’objet d’une autorisation délivrée par le ministère chargé des Transports ».
A la date d’aujourd’hui, la direction générale de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) n’a connaissance d’aucune autorisation délivrée par l’autorité de la tutelle des transports conformément aux dispositions de l’article 5 de l’arrêté interministériel sus-indiqué, fait observer Thomas Agbéva, Dg Anatt. Après un communiqué n°0036/Mit/Misp/Dc/Sgm/Anatt/Sa en date du 8 janvier 2018, signée des ministres des Infrastructures et des Transports et celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique, seul le roi de Savalou se serait conformé, d’après Thomas Agbéva. C’était, jeudi 24 mai dernier, lors d’une conférence de presse sur les réformes du gouvernement dans le secteur des transports. Il a indiqué que certains dignitaires ou responsables de cultes, immatriculent normalement leurs véhicules à l’Anatt. Ensuite ils enlèvent, cachent les plaques minéralogiques réglementaires auxquelles ils substituent les plaques fantaisistes de dénomination de cultes, de dirigeants traditionnels et ou de royautés. « Ce comportement de nos dignitaires et têtes couronnées visant à mettre leur propre immatriculation viole les dispositions réglementaires en vigueur dans notre pays en matière d’immatriculation et ouvre ainsi la voie à l’insécurité grandissante, aux braquages, aux vols… », a indiqué Thomas Agbéva dans une note à l’attention du ministre des Infrastructures courant décembre 2017.
Il faut signaler que l’immatriculation permet l’identification du matériel de transport, du véritable propriétaire, ses adresses, la nature et le type de véhicule. Elle assure la sécurité des personnes à bord et des biens et permet de remonter l’information en cas d’accidents, de braquage et autres faits illicites. La circulation sur les axes routiers à bord de véhicules immatriculés participe de la sécurité des personnes et des biens?

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