Traitement des maladies par la chirurgie digestive: Les experts en conclave à Cotonou

Par Isidore Alexis GOZO (gozoalexis6@gmail.com),

  Rubriques: Santé |   Commentaires: Aucun


Cotonou abrite, du 20 au 22 novembre prochain, le 11e congrès de la Société bénino-togolaise de chirurgie-digestive (Sbtcd) couplé avec le 4e congrès de la Société africaine francophone de chirurgie digestive. Ces congrès viennent répondre aux préoccupations du gouvernement du président Patrice Talon dont l’objectif principal est l’essor à la fois sur les plans sanitaire, éducationnel ou socio-économique des populations béninoises et par ricochet africaines.

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« Chirurgie, moteur de développement », « chirurgie abdominale sous mésocolique », c’est autour de ces thèmes que se tiennent du 20 au 22 novembre prochain à Cotonou, le 11e congrès de la Société bénino-
togolaise de chirurgie-digestive (Sbtcd) et le 4e congrès de la
Société africaine francophone de chirurgie digestive. Ces congrès regroupent tous les pays francophones d’Afrique ainsi que des invités venus de l’Europe et du Magreb pour animer des conférences sur des sujets d’actualité concernant la santé des populations, surtout dans le cadre de la chirurgie digestive.
Jean-Léon Olory-Togbé, professeur titulaire de chirurgie digestive et viscérale, explique qu’il s’agit des congrès des sociétés scientifiques qui ont pour rôle de lutter pour une meilleure santé des populations. Il informe qu’au cours de ces assises, des communications seront présentées sur des sujets sur lesquels les conférenciers ont fait des recherches, en particulier certaines pathologies. Selon lui, les conférenciers, au cours de ce congrès, aborderont la chirurgie mini-invasive qui s’occupe de l’intérieur de l’abdomen. Il précise que c’est une chirurgie qui se fait à l’aide de caméra mini-invasive qui permet de traiter les maladies et des cancers sans ouvrir le ventre. « La chirurgie va évoluer en quelques années avec les robots qui vont opérer avec l’appui des hommes mais au Bénin, on va promouvoir la chirurgie mini-invasive de l’abdomen », a-t-il souligné.
Le ministre de la Santé affirme qu’une formation continue de qualité à travers ces congrès constitue le pilier fondamental à l’accomplissement de la mission des chirurgiens qui est d’aider à maintenir et améliorer l’état de santé des populations conformément aux meilleures normes internationales.
Benjamin Hounkpatin note que, pour atteindre cet objectif, le rôle des sociétés savantes telles que la Société africaine francophone de chirurgie digestive et celle bénino-togolaise de chirurgie digestive est important. « C’est pour cette raison que je voudrais saluer chaleureusement les responsables de ces sociétés pour cette initiative très louable d’accompagnement des plus jeunes pour de meilleures pratiques», a-t-il ajouté. Il précise que cette initiative est en phase avec les orientations du Programme d’action du gouvernement du président Patrice Talon. Il souligne que, cependant, les populations continuent de payer un lourd tribut, parfois au prix de leur vie, face aux réalités quotidiennes auxquelles les professionnels de la santé sont confrontés. Le ministre de la Santé souhaite que les communications soient à la hauteur des attentes des populations dans l’espoir d’une meilleure prise en charge de leurs affections.

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