Tournée du chef de l’État dans les communes: Cobly désormais «BENI»

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Pour rallier la commune de Cobly après l’étape de Matéri, le président Patrice Talon a dû affronter d’énormes nuages de poussière sur une voie rocailleuse. Des difficultés de franchissement qui, loin d’émousser son ardeur à aller à la rencontre des populations, l’ont renforcé plutôt dans sa thèse que, dans le pays, d’énormes chantiers restent et les attentes des populations sont multiples et variées. C’est d’ailleurs là, le point fort de ses échanges avec les populations de cette commune. Fort heureusement, quoiqu’isolée, enclavée avec des besoins par-ci, par-là, Cobly est objet d’attention de la part des dirigeants. Séraphin Nambima, son maire, en fait un point sommaire.
Depuis 2016, Cobly a bénéficié de plusieurs actions du gouvernement. Il cite pêle-mêle, la numérisation des actes d’état civil, l’encadrement des classes sportives, les cantines scolaires pour 75 % des écoles publiques, le déploiement des enseignants du primaire et du secondaire, les microcrédits, le projet emploi des jeunes, la mise en place de la police spéciale des frontières basée à Tapoga, la construction de modules dans plusieurs écoles publiques, la réalisation de forages d’eau potable dans certaines localités… Cobly n’est donc pas si mal lotie, reconnaissent des autorités communales. Mais on en veut plus avec la liste des doléances présentées au président Patrice Talon à travers le mot « Béni ».

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Béni

La lettre « B » pour réclamer le bitumage de la voie inter-Etats Tanguiéta-Cobly-frontière du Togo soit 72 kilomètres. Le «E» pour demander l’eau. Pas seulement l’eau potable, mais aussi des retenues d’eau pour bien mener les activités agropastorales. Cobly veut aussi de nouvelles voies urbaines donc la lettre « N » et enfin, le « I » pour dire que les infrastructures manquent et les services déconcentrés font défaut. Mais ses besoins ne l’empêchent pas de reconnaître que nombre des promesses qui lui avaient été faites sont réalisées. Si Cobly exprime sa fierté et sa reconnaissance, Patrice Talon, lui, est loin d’être satisfait. Celui qui est considéré dans cette commune de l’Atacora comme un « fils du terroir depuis trente ans » veut mieux impacter le quotidien des habitants. Mais en général, admet-il aussi, le pays a évolué et a changé.

«Même si à Cobly tous ces changements ne sont pas encore concrets et visibles, en observant le pays on peut constater sans complaisance qu’il change», souligne le président de la République. Pour ce qui est de la route menant à la localité, elle n’a pas encore démarré et il demande aux populations de ne nullement avoir le sentiment qu’elle ne sera pas réalisée. Le gouvernement a déjà projeté, planifié et même programmé cette route. « Nous ne pouvons tout faire en un jour, mais nous avons planifié les réalisations les unes après les autres, commune après commune », assure-t-il. Le président Patrice Talon rassure aussi sur les raisons de sa visite. Il soutient qu’il ne veut pas « faire facile », sillonner les communes de grandes réalisations et se complaire dans la satisfaction. Sa logique, c’est de faire l’état des lieux de la nation avec toutes les populations et voir avec elles les points de changement que connaît le pays, les zones du pays qui, du rouge, migrent vers le jaune et laissent entrevoir des voyants verts.