Togo: Une saisie de munitions de la police confirme les menaces sécuritaires au Bénin

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Une saisie de munitions par la police

Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a révélé, il y a quelques jours, un cas de saisie d’une importante quantité de munitions suite à un accident de la circulation. Dubitatifs, certains ont tenté de banaliser ces faits, désormais corroborés par une autre saisie de munitions par la police togolaise.

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« Le 30 avril 2021 aux environs d’une heure, l’équipe de patrouille du commissariat central de la ville de Lomé a interpellé une voiture suspecte sur le Boulevard de la République à Kodjoviakopé à hauteur du bar “La Cour des grands” à quelques centaines de mètres de la frontière avec le Ghana. Dans cette voiture suspectée se trouvaient cinq passagers, dont un Togolais, deux Nigérians, un Béninois et une Ghanéenne.

La voiture a été ramenée à l’unité et sa fouille en présence des passagers a permis de retrouver, soigneusement dissimulés sous les bagages dans le capot, deux cartons contenant au total 1300 cartouches de chasse de calibre 12 mm. »
Cette note d’information de la police togolaise rendue publique depuis quelques jours renseigne sur une saisie de munitions à destination du Bénin. En effet, ladite note indique que « ces cartouches servent à approvisionner les fusils et pistolets de fabrication artisanale utilisés dans la quasi-totalité des crimes commis au Togo » et que « le sieur Yaya Kadiri, de nationalité béninoise… déclare avoir acheté lesdites munitions au Ghana… il transitait avec ses colis par le Togo pour arriver à Kassoua (Bénin) où il réside ».

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La saisie opérée au Togo s’est effectuée le même jour que celle du Bénin, ce qui tend à donner raison aux allégations des autorités judiciaires béninoises dont les propos avaient été mis en doute par certaines sources qui ont tenté d’y voir de la manipulation. Les enquêtes en cours au niveau des deux pays permettront d’élucider ces saisines de munitions qui en rajoutent à la psychose après les violences préélectorales enregistrées au Bénin. De quoi donner raison au gouvernement béninois qui depuis peu, dénonce les projets de certaines personnes de mettre à mal la sécurité des personnes et des biens.