Tentatives de fraudes lors du scrutin présidentiel: Le gouvernement dénonce un sabotage du processus électoral

Par Maryse ASSOGBADJO,

  Rubriques: Actualités |   Commentaires: Aucun


Des images faisant état de fraudes lors de la présidentielle du 11 avril dernier ont circulé sur les réseaux sociaux. Le gouvernement pour qui ces actes ne resteront pas impunis, est revenu sur la question au cours d’une conférence de presse, ce mardi 13 avril, pour situer les responsabilités. Il dénonce un plan monté de toutes pièces par des individus de mauvaise foi pour discréditer le processus électoral.

LIRE AUSSI:  Projet de budget général de l’Etat, gestion 2016 : Le plaidoyer de la Société civile aux députés

Les auteurs de fraudes lors du scrutin présidentiel du 11 avril dernier, répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes. Deux membres du gouvernement à savoir Séverin Quenum, ministre de la Justice, et son collègue de la Communication et de la Poste, Alain Orounla en plus de Wilfried Léandre Houngbédji, directeur de la communication à la Présidence, sont allés d’un ton ferme ce mardi pour dénoncer ces actes.
« Ces images montrent des agents de vote estampiller plusieurs bulletins de vote. Il s’observe que les personnes en cause ont conscience qu’elles étaient filmées. Elles n’ont rien fait pour les en empêcher, ni pour cacher leur visage. Sur les images, on observe même la présence d’un observateur de la Cedeao. L’auteur était donc conscient que son acte serait consigné dans les rapports. Il convient de se demander si le but était réellement de frauder ou de discréditer le processus électoral », s’inquiète Wilfried Léandre Houngbédji.
Selon lui, les mis en cause avaient plutôt leurs intérêts ailleurs :
« Après avoir échoué dans leur projet de déstabilisation du pays, puis échoué à empêcher la tenue du scrutin, certains acteurs ont entrepris de discréditer le processus électoral en organisant la défection d’agents électoraux que la Cena a tôt fait de remplacer pour assurer la tenue du scrutin dans les localités concernées. Ces images montrent qu’ils ont aussi entrepris d’autres manoeuvres en vue d’entacher la transparence et la sincérité du scrutin, sans oublier que par ailleurs leur plan consistait à tenter de récupérer les fiches de dépouillement pour les détruire ».
Il en conclut que tous les moyens étaient utilisés pour essayer de saboter le processus électoral : « La lecture combinée de tous ces agissements appelle à la conclusion que tous ces actes isolés sont si grotesques, qu’il est clair qu’un acte de fraude ne peut s’organiser de façon aussi flagrante. Nous sommes en présence d’une opération montée de toutes pièces pour tenter de jeter du discrédit sur le processus ».
Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, en déduit que ces actes ne sont qu’un épisode parmi tant d’autres de ceux qui ont ‘’juré’’ que le processus électoral n’irait pas à son terme. « Après que l’on a coupé les routes, fait manifester les mineurs, fait sortir des manifestants avec des armes à la main, saccagé les édifices publics, nous constatons que le sabotage n’a pas occulté les bureaux de vote. Il s’agit manifestement des actes de ceux qui ont promis que le processus électoral n’ira pas à son terme », retient-il.
Séverin Quenum, ministre de la Justice, n’y va pas par quatre chemins pour situer les responsabilités. Des sanctions attendent les auteurs. « Que nous soyons en présence de fraude effective ou de simulation de fraude, ces actes sont suffisamment graves pour ne pas être sanctionnés.
« J’ai déjà instruit le procureur territorialement compétent de faire ouvrir immédiatement des enquêtes à l’effet de savoir les circonstances dans lesquelles ces faits se sont produits. S’il est établi qu’il y a eu des fraudes ou que les mis en cause ont simulé des bourrages d’urnes pour discréditer le processus électoral, ils seront déférés devant le parquet et seront jugés conformément aux dispositions de la loi ».

LIRE AUSSI:  Organisation judiciaire au Bénin: La loi sur les tribunaux et cours d’appel de commerce adoptée