Table ronde des bailleurs du PCD/CEDEAO: 21,431 milliards de dollars à rechercher pour des projets intégrateurs

Par Bruno SEWADE,

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Une conférence de haut niveau prévue à Abidjan dans la première quinzaine du mois de septembre prochain se penchera sur le financement du Programme communautaire de développement dans la région Afrique de l’Ouest. Il s’agit d’une conférence qui sera le carrefour économique incontournable pour les investisseurs de la sous-région.

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La tenue de la conférence de haut niveau, en prélude à la future Table ronde des bailleurs pour le financement du Programme communautaire de développement de la CEDEAO (PCD/CEDEAO), selon un communiqué de la CEDEAO est rendue possible par l’aboutissement heureux d’un processus participatif et inclusif de formulation du PCD.

En effet, la Commission de la CEDEAO, a conclu, le dimanche 14 juin dernier à Abidjan, une consultation avec ses partenaires, dont la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), les plate-formes régionales du secteur privé et la Société civile, la Banque d’Investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), la Communauté économique de l’Afrique (CEA), la Banque ouest africaine de développement (BOAD), etc. Au cours de cette consultation, les actions de coordination à mener pour une bonne préparation de la conférence de haut niveau et la Table ronde des bailleurs ont été examiniées.
Selon le commissaire aux Politiques macro-économiques et à la Recherche économique de la CEDEAO, Ibrahim Bocar Bâ, qui a présidé la rencontre, précise le communiqué, l’idée de l’organisation d’une conférence de haut niveau avant la Table ronde des bailleurs vient satisfaire les exigences de la Communauté de développer et de faire fonctionner des leviers nouveaux de mobilisation de ressources internes et propres à la région en vue d’un financement autonome d’une partie non négligeable de ses investissements.
«Sans la mobilisation des ressources nécessaires à son financement et à sa mise en œuvre, le PCD/CEDEAO serait réduit à un simple vœu de la Communauté, sans rien apporter au bien-être des populations et à l’amélioration des performances de croissance et de développement de la région , a expliqué Ibrahim Bocar Bâ. Selon lui, un tel immobilisme se traduirait par un gaspillage de tous les efforts fournis dans la phase de formulation et une perte des opportunités d’investissements en faveur du développement et de l’intégration de la région.
Selon le communiqué, il a été élaboré un Document régional PCD/CEDEAO (DR-PCD) organisé en trois volumes couvrant des domaines prioritaires tels que l’intégration des peuples, la gouvernance et le développement humain, l’approfondissement de l’intégration économique, notamment le développement des infrastructures, la création de richesses, la coopération et le financement en Afrique de l’Ouest.

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Supprimer les duplications

Le communiqué rappelle qu’au cours de sa 45è session, tenue en juillet 2014 à Accra, au Ghana, la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO a adopté ce document et a instruit la Commission de la CEDEAO de prendre les mesures nécessaires à la mobilisation des ressources pour le financement du PCD. La CEDEAO ambitionne ainsi de supprimer les duplications et le manque de synergies entre les projets et programmes en Afrique de l’Ouest.
Le coût du compact du PCD/CEDEAO, qui couvre à ce jour 242 projets et programmes intégrateurs, a été estimé à 28,440 milliards de dollars US, dont 7,009 milliards sont déjà acquis et 21,431 milliards à rechercher.
Après son adoption par la région, l’un des défis majeurs du PCD/CEDEAO est son financement en vue d’une mise en œuvre réussie. Le programme ambitionne de promouvoir une croissance économique forte, créatrice d’emplois, surtout celui des jeunes, et un développement durable au sein de l’espace CEDEAO.