Syrie: Nouveau round de discussions en Suisse

Par Collaboration extérieure,

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La quatrième session de l’organe restreint du Comité constitutionnel sur la Syrie se tient actuellement à Genève (Suisse) et ce jusqu’au 4 décembre. Lors d’une conférence de presse organisée dimanche, l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Geir Pedersen, a annoncé que les travaux porteront sur les fondements et principes nationaux. Les experts attendent peu de ces discussions éclipsées depuis longtemps par plusieurs initiatives parallèles plus efficaces.

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La dernière rencontre des membres de ce que l’on appelle le «petit groupe» responsable de la rédaction d’une nouvelle constitution syrienne, conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité, a eu lieu fin août. Il est composé de 15 membres dont des représentants du Président Bashar Assad, d’organisations non gouvernementales (Ong) et de l’opposition syrienne.Le deuxième cycle de négociations, prévu pour la fin novembre, n’a pas eu lieu après un désaccord sur l’ordre du jour. Depuis, elles sont retardées par la pandémie du coronavirus.Les coprésidents se sont accordés sur la tenue du cinquième round, à savoir le 5 janvier 2021, si la situation sanitaire le permet.

Résolution 2254

Tous les participants ont accepté de soutenir les efforts visant à trouver une solution en Syrie sur la base de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée à l’unanimité le 18 décembre 2015. Elle appelait à un cessez-le-feu et à un règlement politique en Syrie. La résolution exigeait que toutes les parties cessent immédiatement toute attaque contre des cibles civiles, elle exhortait tous les États membres à soutenir les efforts visant à parvenir à un cessez-le-feu et a demandé à l’Onu de convoquer les parties pour qu’elles s’engagent dans des négociations formelles début janvier 2016. La résolution a également souligné que des élections libres et équitables se tiendront sous la supervision des Nations Unies et que la transition politique sera menée par les Syriens.

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Processus d’Astana

L’Iran, la Russie, alliés du régime et la Turquie, soutien des rebelles,chapeautent le Processus d’Astana. Ces pourparlers ont été mis en place en janvier 2017 pour faciliter les discussions de paix, parrainés par l’Onu à Genève. En réalité, l’efficacité des réunions de ce processus n’est plus à prouver face aux échanges organisés par l’Onu qui n’avancent guère. En août, l’attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Syrie a été soulignée dans une déclaration conjointe en marge du troisième round de discussions du Comité constitutionnel syrien qui se tenait en Suisse.

Initiative arabe

Dans le cadre d’une autre initiative diplomatique, des pays arabes dont l’Égypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis (Eau) se sont réunis le 26 novembre pour discuter de la crise syrienne. La réunion a porté sur la protection de l’identité arabe en Syrie et sur les derniers développements dans ce pays déchiré par la guerre depuis 10 ans. On rappelle que près de 12 millions de Syriens dont 7 millions de déplacés internes ont besoin d’aide humanitaire en Syrie tandis que près de 7 millions sont réfugiés dans les pays voisins.

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Par Catherine Fiankan-Bokonga / Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse)