Suspension de la procédure de recrutement de certains agents de l’Etat: «Les concours sont propres», réitère l’ancien ministre Aboubacar Yaya

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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L’ancien ministre de la Fonction publique s’insurge contre les allégations de fraudes évoquées à propos des derniers concours de recrutement au profit de la Douane, des Impôts, du Trésor, de la Justice, de l’Enseignement, etc. Lesdits concours de recrutement sont «propres», a réaffirmé jeudi 14 avril Aboubacar Yaya sur une radio à Parakou, au lendemain de la suspension par le gouvernement de la procédure d’engagement dans la Fonction publique entamée depuis le 1er janvier 2015.

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«Je défie tout Béninois de venir devant moi et de dire qu’il a remis de l’argent à moi, Aboubacar Yaya, pour réussir. Je suis musulman. Je suis serein. C’est de l’intoxication, de la méchanceté pure et simple », répond-t-il à ceux qui l’accusent d’avoir été approché par des lauréats ou leurs proches. Aussi, ne doit-on pas confondre suspension et annulation, insiste l’ancien ministre. Juriste de son état, il affirme que le gouvernement n’a pas les compétences d’annuler lesdits concours mais que cela relève plutôt des prérogatives de la chambre administrative de la Cour suprême. Et jusqu’à l’heure actuelle, croit savoir Aboubacar Yaya, aucune plainte n’a été déposée auprès de la haute juridiction. «Si jamais le gouvernement annulait ces concours, il sera poursuivi pour excès de pouvoir», avertit-il, avant de dévoiler que les lauréats des concours ont déjà pris un avocat à ce sujet. A l’en croire, ces derniers sont déjà des agents permanents de l’Etat. Les révoquer constituerait un licenciement abusif, estime l’ancien ministre. Pour lui, le nouveau gouvernement ne doit pas se laisser «berner». «On ne dirige pas sur la base des rumeurs, sur la base de ce qui se fait dans la rue», indique Aboubacar Yaya. Curieusement, il remercie les lauréats qui étaient dans la rue et qui ont organisé jeudi 14 avril un sit-in devant la Présidence. «Ils sont en train de revendiquer leur droit», souligne-t-il.

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