Solution pour des legislatives inclusives: Pas de consensus, le processus suit son cours

Par Paul AMOUSSOU,

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« Le constat est établi que l’Assemblée nationale n’a pu obtenir le consensus nécessaire à la modification de la législation en vigueur sur la charte des partis politiques et le code électoral. », clame Joseph Gnonlonfoun, dans une déclaration qu’il a lue au nom des responsables d’institutions, reçus ce lundi 1er avril par le chef de l’Etat à la Présidence de la République.

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Poursuivant, il fait remarquer qu’ « Il est également établi qu’aussi bien les acteurs politiques, les organisations syndicales et celles de la société civile que le peuple entier sont attachés à la préservation de l’ordre constitutionnel. », Aussi, « Regrettant cette absence de consensus, les présidents des institutions appellent à la poursuite du processus électoral et à la tenue des élections à bonne date. ». Alea jacta est !
Toutefois, les présidents des institutions de la République «invitent l’ensemble des acteurs à poursuivre résolument le dialogue pour améliorer la qualité des textes en vigueur dans la perspective des échéances ultérieures. ».
Clap de fin, sonnant par ricochet le glas de la recherche de solution consensuelle par voie parlementaire, qui a fait long feu !
A la séance d’échanges élargie au Médiateur de la République (porte-parole de circonstance) et au président de la Commission électorale nationale autonome (Cena) et ayant abouti à cette conclusion, avaient répondu présents les présidents de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, de la Haute Cour de Justice, du Conseil économique et social, de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication.
Il ressort de cette énième rencontre tenue par le chef de l’Etat, au terme de laquelle les institutions de la République ont reconnu et salué les efforts du président Patrice Talon, en vue d’élections législatives consensuelles, que « La préservation de l’ordre constitutionnel passe par des élections à bonne date ». Cet ordre prime sur toute autre considération, à l’évidence. Le consensus tant espéré des acteurs politiques n’ayant pu être effectif, du fait de dilatoires qui ont prévalu à l’esprit de consensus et de sagesse, ne reste que le moindre mal de poursuivre le processus électoral, en respect des textes en vigueur.
Paul AMOUSSOU

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