Situation des droits humains: Amnesty International contre les restrictions de liberté et les atrocités

Par Didier Pascal DOGUE,

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Les responsables d’Amnesty International Bénin ont organisé, mercredi 22 février dernier à Cotonou, une conférence publique à Cotonou consacrée au lancement du Rapport annuel d’Amnesty International. Elle a été animée par son président au Bénin, Wilfrid Goudou, et le directeur exécutif de l’institution, Fidèle Marcos Kikan.

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« Bien que les efforts fournis par le Bénin méritent d’être salués à juste titre, ce rapport démontre clairement que les violations des droits de l’homme existent bel et bien dans notre pays », selon Wilfrid Goudou, président d’Amnesty International Bénin, à propos de la situation des droits humains au Bénin. Il demande que les citoyens montrent leur solidarité aux personnes en situation difficile, en dénonçant les éventuels cas de violations constatés dans les maisons, quartiers, villes et hameaux. Car, souligne-t-il, « Cela n’arrive pas qu’aux autres ».

Un appel auquel s’est associé Fidèle Marcos Kikan, directeur exécutif d’Amnesty International Bénin. Pour lui, les interdictions d’associations aux étudiants et les récents déguerpissements sous certains aspects violent les droits sociaux et économiques et méritent qu’on s’y attarde.
« Les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique sont restés soumis à des restrictions. La police a fait usage d’une force excessive contre des manifestants pacifiques. Les prisons sont toujours surpeuplées », mentionne le rapport sur le Bénin en sa première page. Sur la liberté d’expression et de réunion, poursuit le rapport, les autorités ont continué d’imposer des restrictions arbitraires à la liberté de réunion, notamment en interdisant plusieurs manifestations organisées par des groupes de l’Opposition, en prenant des mesures de représailles contre des organisateurs de manifestations pacifiques et en ayant recours à une force arbitraire et excessive contre les manifestants.
En janvier et février, à l’approche de l’élection présidentielle de 2016, indique le rapport, les autorités ont interdit au moins trois manifestations pacifiques organisées par des formations de l’Opposition. Les mêmes autorités, précise le rapport, ont interdit, en février, une marche organisée par des groupes de défense des droits humains, pour protester contre l’homicide illégal d’un militaire.
En juillet 2016, les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes et des matraques pour disperser une manifestation pacifique d’étudiants à Cotonou. Une vingtaine de personnes ont été blessées. En octobre 2016, le Conseil des ministres a interdit toutes les activités des associations estudiantines sur les campus.
Le rapport a également dénoncé les homicides illégaux, notamment du caporal Dangou abattu en janvier 2016 par un membre des services de sécurité, les conditions carcérales et le bafouage des droits des enfants.
Une communication sur la peine de mort délivrée par Thierry Damase Ogoubi, magistrat et ancien président de la cour d’appel de Cotonou et la vente à l’américaine du Rapport, ont marqué la conférence publique?

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