Scrutin du 11 avril prochain:Les indices d’une présidentielle inclusive

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Le parrainage pour la prési-dentielle du 11 avril prochain que d’aucuns taxaient de facteur d’exclusion pour des candidats, particulièrement ceux des partis de l’opposition, n’en est pas un. Ce qui laisse présager un scrutin inclusif et festif, surtout avec l’euphorie notée dans plusieurs localités du Bénin, après le « Oui » du président de la République, Patrice Talon, qui a accepté de se porter candidat à sa propre succession.

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Les faits laissent entrevoir aujourd’hui que la prési-dentielle du 11 avril prochain sera une grande fête de la démocratie. Comme l’a d’ailleurs annoncé devant l’Assemblée nationale, le 29 décembre 2020, le président de la République, Patrice Talon, lors de son message annuel sur l’état de la nation.
A trois mois environ de ce scrutin, la fièvre électorale monte dans tout le Bénin, surtout dans les états-majors des partis politiques. La déclaration du président de la République, Patrice Talon, à Adjohoun, vendredi 15 janvier dernier, à la dernière étape de sa tournée de reddition de comptes dans les 77 communes du Bénin, qui a accepté d’être candidat à sa propre succession à la présidentielle prochaine, a encore ravivé l’ambiance électorale.
Le chef de l’Etat a décidé de donner une suite favorable aux différents appels réclamant sa candidature pour poursuivre la dynamique de développement en cours au Bénin depuis le 6 avril 2016. Le « Oui » sans fioritures de Patrice Talon a été suivi d’une certaine euphorie des populations qui sont spontanément sorties de partout pour saluer ce choix du chef de l’Etat. Cette réjouissance est partie d’Adjohoun jusqu’au domicile du président de la République à Cotonou, en passant par Dangbo, Akpro-Missérété, Porto-Novo et Sèmè-Podji. Il était alors difficile pour le cortège présidentiel de circuler tant les populations étaient ivres de joie pour ce « Oui » libérateur de Talon.
L’autre indice qui conforte davantage que la présidentielle d’avril prochain ne fera pas exception à l’ambiance festive qui a toujours caractérisé les précédentes est le débat qui est clos autour de la question sur le parrainage des candidats. Ce que certains pensaient être un facteur d’exclusion de candidats, particulièrement ceux de l’opposition, n’en est pas un.

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Bien joué pour Up et Br

L’inquiétude semble être totalement dissipée après la déclaration du parti de l’Union progressiste (Up), la plus grande formation politique du Bénin, disposant de plus de maires et de députés.
En effet, lors de sa session extraordinaire tenue à Abomey-Calavi, samedi 16 janvier dernier, session à l’issue de laquelle le parti a jeté son dévolu sur Patrice Talon pour être candidat à sa propre succession, l’Up a clairement donné consigne à ses élus de parrainer les challengers du président de la République, qu’ils soient de la mouvance ou de l’opposition. Pourvu que ces derniers soient portés par un parti politique. Les candidats indépendants sont donc exclus de ce mot d’ordre du parti Up. Cette consigne du parti de Bruno Amoussou et des siens semble rejoindre la position du parti du Bloc républicain (Br), actuellement la deuxième force politique du Bénin. Les élus Br seraient aussi libres d’accorder leur parrainage aux candidats de leur choix. Mais ils ne vont pas battre campagne pour ces derniers. Les maires/députés Br vont soutenir sur le terrain le président de la République sortant sur qui le parti a aussi porté officiellement son choix.
De toutes les façons, cette flexibilité de l’Up et du Br qui disposent ensemble de 153 élus sur les 159 détenteurs de formulaires de parrainage doit être une délivrance pour les autres partis, surtout ceux de l’opposition dont les Démocrates d’Eric Houndété sans député et sans maire. Puisque les six autres formulaires de parrainage reviennent aux élus du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de Paul Hounkpè crédité de six maires, bien loin des 16 élus (députés et/ou maires) exigés pour chaque candidat par le Code électoral pour la validation de candidature à la présidentielle d’avril prochain.
Avec les consignes de l’Up et du Br, les candidats de l’opposition ne doivent plus avoir de souci à se faire pour réunir les 16 signatures d’élus exigés par la loi. Plus question de parler d’exclusion d’un candidat puisque la barrière majeure que constitue le parrainage est levée. Ainsi, lentement mais sûrement, tout se met en place pour une bonne fête de la démocratie avant, pendant et après l’élection présidentielle du 11 avril prochain.