Scolarisation dans quatre communes du Nord-Bénin: « Keun Faaba » sauve 144 écoles de la faim et des mauvais résultats

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Le programme « Keun Faaba » qui signifie projet de soutien à l’éducation en langue nationale Baatonu a pour objectif d’améliorer l’alphabétisation des enfants en âge de scolarisation et l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène et alimentaires dans quatre communes du Nord-Bénin. A la suite de la première phase dont les résultats sont encourageants, la deuxième phase a été lancée, jeudi 19 décembre à Cotonou.

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Le programme « Keun Faaba » qui signifie projet de soutien à l’éducation en langue nationale Baatonu est financé par le ministère de l’Agriculture des Etats-Unis (Usda) et est mis en œuvre dans les communes de Malanville, Kandi, Gogonou, dans l’Alibori et dans la commune de Kalalé dans le Borgou. La première phase a été mise en œuvre de 2014 à 2018 avec un quatrième amendement qui a prolongé la durée jusqu’au 30 septembre 2019.
Le programme vise l’amélioration de la lecture et de l’écriture, de même que la réduction de la faim dans 144 écoles primaires et maternelles dans les localités bénéficiaires. Si la première phase avait ciblé 38 000 élèves, la deuxième en vise 51 648 et vient un peu pour consolider les acquis de la première phase. Les activités prévues à ce propos se rapportent aux cantines scolaires, l’éducation/pédagogie, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, les jardins scolaires, l’élevage de lapins, les fermes communautaires et l’assainissement total piloté par la communauté. Sa mise en œuvre est assurée par Catholic relief service (Crs) en qualité de récipiendaire principal avec world education, partner for development, l’Union régionale des producteurs du Borgou et de l’Alibori, et Caritas Kandi comme sous-récipiendaires. Cette deuxième phase du projet dont la mise en œuvre court jusqu’au mois de mars 2020 se propose pour l’essentiel d’améliorer l’alphabétisation des enfants en âge de scolarisation et l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène et alimentaires, la fréquentation scolaire et d’accroître les bonnes pratiques sanitaires et diététiques.

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Changer le visage de l’école

Selon Sean Gallagher, représentant résident de Crs, le lancement du programme Mc Govern et Dole international food for education and child nutrition (Mgd 2017) résulte de l’ambition des géniteurs du projet d’accompagner les efforts dans la concrétisation des objectifs de développement durable (Odd) 2, 3, 4, 6 et 10 et d’appuyer l’objectif 5 de l’axe 2 du Programme d’action du gouvernement. Crs travaille à la mobilisation de plus de ressources pour servir de telles causes et nourrit l’espoir que son combat pour la valorisation humaine portera des fruits encore plus grands. Patrice Mahoney, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin, à son tour, réaffirmera la détermination des Etats-Unis à accompagner les efforts pour l’amélioration de la scolarisation dans les zones cibles du projet. « Nous investissons dans les pays qui partagent nos valeurs », rappelle la diplomate américaine, qui met l’accent sur l’importance qu’elle accorde à l’égalité genre. Pour le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, ce projet qui impacte positivement 144 écoles à travers quatre communes du pays est comme une bouée de sauvetage aux efforts déployés ces dernières années par le gouvernement pour maintenir les enfants à l’école surtout en leur assurant des repas. De nombreuses activités sont prévues dans le cadre du projet et concernent notamment la fourniture et la gestion de la logistique relative à la mise à disposition des vivres, la facilitation de la préparation des repas chauds, la distribution d’ouvrages, la construction et la réhabilitation de forages, la formation sur les bonnes pratiques de santé et d’assainissement, l’appui aux jardins scolaires et fermes communautaires…