Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire: « Les acquis essentiels du sous-secteur sont maintenus en 2021 »

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Le ministre des Enseigne-ments maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, rassure que les acquis essentiels du sous-secteur des enseignements maternel et primaire sont maintenus dans le projet de budget de son ministère au titre de l’année 2021. Il en donne ici les précisions à l’issue de la présentation des grandes lignes du budget de son ministère devant la Représentation nationale.

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«…L’Etat béninois a prévu octroyer au ministère des Enseignements maternel et primaire pour le compte de la gestion 2021, un montant global de 126 258 047 000 F Cfa contre 118 931 343000 F Cfa en 2020. Ce qui permet de lire un accroissement de plus de 7 milliards F Cfa, soit un taux de 6,15 %. Cela traduit le fait que le Bénin est désormais en mesure de résister aux chocs, qu’ils soient endogènes ou exogènes puisque malgré la crise sanitaire mondiale due à la pandémie du coronavirus, le budget de l’éducation, s’agissant du sous-secteur des enseignements maternel et primaire, n’a pas diminué. Ce budget prend en compte les programmes essentiels de l’éducation, notamment le pilotage de soutien aux services, l’accès, la rétention, l’équité et l’amélioration de la qualité des enseignements.

Toutes les activités qui vont être menées tournent autour de ces trois secteurs. Dans ce projet de budget, les acquis essentiels sont maintenus. Le Programme national d’alimentation scolaire est maintenu. Tout ce qui est lié au transfert des ressources aux collectivités territoriales pour la construction, la réhabilitation, la réfection des écoles, est maintenu. Le programme spécial de résorption de déficit d’enseignants à travers la mise à disposition des suppléants, des aspirants aujourd’hui est également maintenu. Tout ce qui concerne la construction des infrastructures scolaires que doit gérer l’Agence pour la construction des infrastructures pour l’éducation est maintenu. Le dispositif mis en place et qui a permis au Bénin de gérer au mieux la crise sanitaire liée au Covid-19 en effectuant deux rentrées scolaires, la première le 11 mai 2020 et la deuxième le 10 août 2020 avec les examens jusqu’à ce que l’année scolaire ait été reprise depuis le 28 septembre, reste en place.

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Mieux, nous avons le Partenariat mondial pour l’éducation qui vient en appui aux efforts du gouvernement. Il y a quelques jours, nous avons procédé au lancement d’un programme qui concerne toutes les écoles du Bénin et notamment celles qui se trouvent dans des milieux défavorisés. Les préoccupations des députés se résument en quatre points essentiels même si les points se rejoignent. La première préoccupation était liée au déficit d’enseignants dans les écoles. Ils sont revenus longtemps sur la question des aspirants. Alors, nous leur avons expliqué en quels termes le problème se pose et nous avons sollicité leur appui. Ensuite, ils ont posé le problème d’infrastructures scolaires. Nous avons montré ce que l’Etat a fait depuis 2016 jusqu’à aujourd’hui et qui a permis de réduire suffisamment le déficit d’infrastructures scolaires. Ils ont posé le problème des zones où les résultats scolaires ne s’améliorent pas toujours et souhaité que nous ayons un programme spécial pour ces zones. Là, nous leur avons expliqué ce que l’Etat béninois et les partenaires techniques et financiers font. Enfin, ils ont souhaité que les cantines scolaires soient maintenues et étendues à toutes les écoles… ».