Résultats définitifs du RGPH4: 10 008 749 habitants dénombrés dont 51,2% de femmes

Par zounars,

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Le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’Analyse économique (INSAE), Alexandre Biaou, a présenté vendredi 26 juin dernier, les résultats définitifs du 4e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH4). La cérémonie de dissémination qui s’est déroulée en présence du représentant du Fonds du Nations Unies pour la population (UNFPA), révèle qu’il y a au Bénin 10 008 749 habitants dont 51,2% de femmes avec un taux d’accroissement annuel de la population de 3,5% et une densité de 87,2 h/km2.

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Le jeudi 24 mai dernier, le Conseil des ministres a adopté les résultats définitifs du RGPH4 suite à leur validation par le Conseil scientifique de l’Institut national de la statistique et de l’Analyse économique (INSAE). La dissémination des résultats aux partenaires est la première étape d’une série qui permettra aux experts et aux partenaires stratégiques d’échanger sur les données recueillies.

Dans sa présentation du RGPH4, le directeur général de l’INSAE, Alexandre Biaou, a expliqué le processus de réalisation du recensement. Les travaux de dénombrement de la quatrième édition du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH4) se sont déroulés du 11 au 31 mai 2013 sur toute l’étendue du territoire national. Quelques 17 500 agents de terrain dont les chefs d’équipes, les agents recenseurs, les contrôleurs et superviseurs ont conduit les opérations. A la suite de la collecte, les données ont été saisies, apurées, archivées, vérifiées et codifiées. Des sensibilisations des populations ont eu lieu en vue d’une réussite du processus.
Les données collectées révèlent qu’en 2013, le Bénin comptait 10 008 749 habitants contre 6 769 914 en 2002, lors du RGPH3, soit un taux d’accroissement intercensitaire annuel de 3,52% sur la période 2002-2013. La densité s’est accrue au fil du temps. En 1979 lors du RGPH1, elle était de 29 habitants/km2. Elle est passée de 43 en 1992 à 59 en 2002 puis à 87,2 lors du RGPH4, renseigne le recensement réalisé en 2013. La population féminine est de 5 120 929 habitants, soit 51,2% contre 51,5% en 2002.

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Cotonou, la course en tête !

On note une inégale répartition de la population dans les différents départements et communes. Le département du Bénin le plus peuplé est l’Atlantique avec 1 398 229 habitants soit 14% de la population totale. Il est suivi du Borgou avec 1 214 249 habitants, soit 12,1%. Les deux départements les moins peuplés sont le Mono avec 5% et la Donga, 5,4%.
Les villes dont la population atteint 200 mille habitants sont passées de 3 en 2002 à 8 en 2013. Lors du RGPH3, seules Cotonou et Porto-Novo avaient dépassé 200 mille habitants. Après le RGPH4, Banikoara, Parakou, Sèmè- Podji, Djougou et Tchaourou ont désormais atteint ce seuil. La ville de Cotonou est la plus peuplée du Bénin avec 679 012 habitants contre 665 100 en 2002 malgré une baisse du taux d’accroissement qui est passé de 2,17 sur la période 1992-2002 à 2,09 de 2002 à 2013. Porto-Novo est passé de 223 552 en 2002 à 264 320 habitants en 2013. Quant à la ville de Parakou, elle est passée de 149 819 à 255 478 habitants.

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627 millions pour finir les travaux

Le RGPH4 a été financé par le budget national avec l’appui de la Coopération suisse, la Banque mondiale, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).
Au cours de sa présentation, le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’Analyse économique (INSAE) a laissé entendre que la célérité des travaux a été affectée par la mise en place tardive du financement notamment la part du budget national. Pour passer à l’étape de la finalisation des 8 tomes du rapport thématique, son institution a un besoin financier de 627 millions de F CFA. Il a indiqué que le gouvernement a promis débloquer 567 millions. Les 60 autres millions restent à rechercher auprès des partenaires techniques et financiers. Ces montants, a-il-indiqué, serviront à couvrir les personne ressources extérieures à impliquer dans les équipes d’analyses, soit environ 1,5 million pour chacun des 30 thèmes. A cela s’ajoute deux ateliers de regroupement des analystes.