Restitution des trésors culturels du Bénin par la France: « Nous rentrons dans le vif du sujet… Les objets sont attendus en fin d’année »

Par Josué F. MEHOUENOU,

  Rubriques: Culture |   Commentaires: Aucun


La restitution des biens culturels du Bénin par la France suit son agenda. La visite à Cotonou d’une délégation du musée du Quai Branly-Jacques Chirac a permis aux deux parties, jeudi 25 mars, au ministère des Affaires étrangères d’évaluer les avancées et de faire des projections pour le reste de l’agenda.

LIRE AUSSI:  African Ranger Awards: Le Parc national de la Pendjari distingué

Parties béninoise et française sont sorties de leur séance de cadrage du jeudi 25 mars sourire aux lèvres. La délégation conduite par Emmanuel Kasarhérou, président du musée du Quai Branly-Jacques Chirac et l’ambassadeur de France au Bénin avait face à elle au cours de ladite séance, la partie béninoise avec à sa tête, les ministres Aurélien Agbénonci et Jean-Michel Abimbola. « Cette mission se fait dans un climat d’échanges fructueux.

Nous sommes là pour co-construire, pour faire en sorte que cette restitution décidée par le Parlement français se fasse de la manière la plus souple », a indiqué Emmanuel Kasarhérou à l’entame du point de presse sanctionnant cette séance. Il faut attendre ces œuvres culturelles à Cotonou pour la fin de l’année, mais «cette restitution n’est pas une fin, mais plutôt le début d’un nouveau parcours commun et c’est l’esprit dans lequel nous avons échangé », a poursuivi le président du Quai Branly. Pour ce qui est de l’agenda, il rassure que les dates sont celles que le gouvernement du Bénin décidera. « Nous sommes très soucieux que cet exercice soit un exercice de transmission de savoir-faire mais aussi d’invention et de construction commune pour faire en sorte que ces objets puissent retourner dans leur pays dans les meilleures conditions », a aussi indiqué le chef de la délégation française.
Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, reste tout aussi confiant et satisfait. En attendant que la mission française ne se déploie sur le terrain ce jour pour visiter les infrastructures en érection, il assure que tout se passe au mieux. Ce que souhaite le ministre, c’est une coopération exemplaire. Cette coopération est d’ailleurs particulière avec la France, mais aussi patrimoniale et muséale avec la signature en décembre 2019, du programme de travail commun.

LIRE AUSSI:  Festival international de folklore « Celestino Graça » de Santarem : Quand des rythmes du Bénin font battre le cœur d’un festival portugais

« Un chemin a été tracé. Nous rentrons dans le vif du sujet. Nous travaillons sur des questions logistiques, techniques, juridiques, des évènements à créer autour de la restitution », a expliqué le ministre. Les biens sont attendus vers la fin de l’année 2021, a annoncé le ministre. Selon lui, il y a plusieurs préoccupations et ici se fera l’une des plus grandes restitutions depuis un moment. Jean-Michel Abimbola, pour ce qui est de l’intérêt du Bénin de rentrer en possession de ces trésors, soutient que le Bénin à travers la vision de son président a mis le patrimoine, le tourisme et la culture au cœur du développement. « Nous sommes en train de construire toute une offre touristique à partir de ce soubassement culturel, artistique et patrimonial. C’est pourquoi, le Bénin s’est lancé dans la construction d’infrastructures de grande envergure à Ouidah, Porto- Novo, Abomey… nous allons construire toute une économie culturelle », indique-t-il.