Rencontre entre les préfets et des acteurs du système sanitaire: Améliorer la gestion de l’état civil

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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Venus des douze départements, les préfets échangent, à Lokossa dans le Mono, avec des représentants du système sanitaire dans le cadre d’un atelier de coordination sur l’interopérabilité entre l’état civil et le secteur de la santé. Les travaux de cet atelier de deux jours, ont été lancés hier, mercredi 2 septembre, par André Didier Houéha, représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

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Mettre en place un mécanisme de coordination entre le secteur de la santé et les acteurs de l’état civil. Telle est la préoccupation au cœur de l’atelier qui réunit depuis hier, à Lokossa, les préfets, et des professionnels de la Santé ainsi que des représentants des Organisations de la Société civile. Les partenaires techniques et financiers du Bénin pour l’amélioration de la gestion de l’état civil sont représentés par leur chef de file, Unicef. En décidant d’organiser cette rencontre, le directeur général de l’Etat civil, Abdon Mikponaï, estime que le renforcement de la collaboration entre les acteurs de la santé et ceux de l’état civil a toujours été une préoccupation. Parce que, pour lui, si le Bénin peut se réjouir d’avoir atteint un taux de 80 % de déclaration des naissances malgré quelques disparités entre les zones rurales et urbaines, des efforts considérables restent à déployer notamment en ce qui concerne le retrait des actes de naissance abandonnés parfois pendant une longue durée dans les services d’état civil. Pour lui, le renforcement de l’interopérabilité apparaît comme la meilleure solution pour gérer au mieux le flux des fiches de naissance entre les centres de santé et les services d’état civil afin que les populations, y compris celles des zones éloignées, entrent en possession du précieux sésame qu’est l’acte de naissance. Pour ce faire, les participants à l’atelier sont appelés à mettre en place un cadre de concertation et un projet d’arrêté interministériel sur l’interopérabilité entre les acteurs de l’état civil et ceux du système sanitaire. A cet effet, ils ont eu droit à une série de communications. « Présentation des outils de planification des vaccinations : quelle utilité pour l’enregistrement des naissances et le retrait des actes de naissance?» et « La modernisation de l’état civil et les innovations technologiques de l’Agence nationale d’identification des personnes » sont quelques-unes des communications prévues pour meubler l’atelier.

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En donnant le top des travaux, le conseiller technique André Didier Houéha, représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, confirme que l’enregistrement systématique et universel des enfants reste un défi non encore relevé. Il salue l’initiative de la rencontre et la mobilisation des acteurs de la chaîne de gestion de l’état civil. Pour lui, il est nécessaire de mettre en place un mécanisme de coordination pour une synergie d’actions entre le secteur de la santé et celui de l’état civil pour faciliter l’enregistrement et le retrait des actes de naissance. A l’en croire, la démarche en cours doit prendre en compte les séances de vaccination et les autres creusets de rencontre des femmes, surtout en milieu rural. Ceci, retient-il, en complément aux atouts de la plateforme intitulée Rapid pro conçue, avec l’aide de l’Unicef, pour la déclaration de naissance par la messagerie électronique sur des téléphones mobiles. Rapid pro est en phase d’expérimentation dans les départements de l’Alibori, du Borgou et du Zou.
Au nom du gouvernement, le conseiller technique André Didier Houéha a salué les contributions des partenaires techniques et financiers, notamment l’Unicef pour l’amélioration de la gestion de l’état civil. A l’en croire, le gouvernement va jouer pleinement sa partition pour l’effectivité de l’interopérabilité. « Il n’est plus nécessaire de rappeler la ferme volonté du gouvernement d’assainir et de moderniser le système national de l’état civil », appuie le conseiller technique. Pour lui, l’expression de cette volonté se traduit, entre autres, par la mise en œuvre du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) qui a permis de disposer d’une base de plus de quinze millions d’individus ainsi que la création de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). Les représentants de ces différentes structures apportent également leurs expertises aux travaux de l’atelier de Lokossa, dans le Mono dont le préfet a eu l’honneur d’adresser des mots de bienvenue aux participants.