Rencontre de Cotonou sur la Santé communautaire: De nouvelles perspectives pour des soins de santé primaires de qualité

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Cotonou a abrité du 12 au 15 novembre dernier, une rencontre d’acteurs et de décideurs sur la santé communautaire et les soins de santé primaires. Les participants se sont séparés sur ce qu’il convient d’appeler désormais la déclaration de Cotonou.

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Les ministres et représentants des Etats et des gouvernements, de la société civile, des agences partenaires au développement, des organisations internationales dont les agences des Nations Unies, participant au forum régional sur la santé communautaire dans le cadre des soins de santé primaires, tenu du 12 au 15 novembre dernier à Cotonou ont clos leurs travaux. Les quatre jours de concertation ont pris fin par une déclaration dite de Cotonou, avec des exhortations fortes. Ils se sont félicités des progrès notables réalisés dans nombre de pays en faveur de l’institutionnalisation de la santé communautaire comme composante motrice des soins de santé primaires. Ceci, notamment à travers le développement de politiques et de stratégies de santé communautaire, l’allocation adéquate et efficiente de ressources domestiques… Ils ont aussi fait l’heureux constat de «l’engagement de plus en plus croissant des partenaires au développement et des donateurs à soutenir l’institutionnalisation de la santé communautaire comme une composante clé pour la revitalisation des soins de santé primaires dans la perspective de la couverture santé universelle en lien avec les Objectifs du développement durable (Odd) à l’horizon 2030.
Dans la perspective de rendements meilleurs, les participants à la rencontre de Cotonou ont aussi plaidé, au terme de leurs travaux, pour que les Organisations de la Société civile, les collectivités locales, les communautés, les familles et les citoyens militent activement à travers les différentes plateformes associatives, communautaires, politiques, confessionnelles. Ils ont émis le vœu que les acteurs sus cités soient davantage soutenus par les gouvernements et les partenaires, afin de se «positionner comme des acteurs du changement, notamment en rapport avec la gouvernance, la responsabilité redditionnelle et la promotion des soins de santé primaires ».

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Harmoniser les objectifs et investissements

Aussi, ont-ils invité les partenaires à aligner et harmoniser leurs objectifs et investissements sur les priorités nationales en rapport avec les soins de santé primaires à base communautaire y compris des cadres d’évaluation des performances et une mutualisation des ressources pour plus d’efficacité et d’efficience. Ils leur demandent aussi d’apporter leur soutien aux programmes nationaux pour l’élaboration et la mise en œuvre de plans nationaux sectoriels et multisectoriels qui intègrent le principe des «Trois Un» et prennent en compte les soins de santé primaires à base communautaire et les contributions des différents secteurs et partenaires.
Ces acteurs de soins de santé primaires réunis ont aussi exprimé leurs préoccupations devant les crises humanitaires à répétition, y compris les épidémies récurrentes, dans un contexte régional marqué par des défis multiples en rapport avec une démographie galopante, les changements climatiques, la pauvreté aggravée par l’absence de services sociaux de base, les migrations, les trafics de tous ordres, les inégalités liées au genre… ». La lenteur et l’insuffisance des progrès accomplis en faveur de la santé et du bien-être des populations, la persistance des insuffisances et goulots d’étranglement en rapport avec le faible leadership et la gouvernance, le financement inadéquat et autres constituent autant de faiblesses mises en exergue par la déclaration de Cotonou.
Le ministre en charge de la Santé du Libéria, Dr Wilhelmena Jallah, a reconnu l’entrain qui a prévalu au cours des travaux, et salué les conclusions importantes de ce forum qui, de son point de vue, fera date et permettra un bond significatif relativement à la santé ommunautaire. Avant elle, Petas Enagnon Akogbeto, directeur de cabinet du ministre de la Santé a reconnu au nom du Bénin, pays hôte, que c’est un grand pas qui venait ainsi d’être franchi.