Réhabilitation du patrimoine touristique national : C’est parti pour la rénovation du fort portugais de Ouidah !

Par Josué F. MEHOUENOU,

  Rubriques: Culture |   Commentaires: Aucun


Le ministre en charge du Tourisme, à la tête d’une importante délégation et en présence d’acteurs du secteur, de têtes couronnées, personnalités, cadres et natifs de la ville de Ouidah, a procédé, ce lundi 24 février, à la remise officielle de site dans le cadre de la réhabilitation du fort portugais de Ouidah. Au bout de dix mois, les lieux présenteront un nouveau look.

LIRE AUSSI:  El Régo, artiste musicien: « Je ne compte pas me retirer de la scène, tel un bossu »

La réhabilitation du fort portugais va se dérouler en deux phases. La première qui a démarré officiellement, ce lundi 24 février, consistera en la réhabilitation de l’existant, c’est-à-dire du bâtiment originel du fort. Ce chantier est prévu pour durer dix mois pour compter du 1er mars 2020. Et c’est pour sa concrétisation que le ministre en charge du Tourisme, Jean-
Michel Abimbola, est allé procéder, officiellement, à la remise de site aux entrepreneurs concernés. Acte solennel mais dont la portée répond à l’ambition du gouvernement de changer le visage de la ville de Ouidah, la cité des Kpassè. Les travaux n’en resteront pas là. Une seconde phase est attendue. Elle se consacrera à la construction du Musée international de la mémoire et de l’esclavage (le Mime) dont les études sont très avancées et le lancement imminent, a annoncé le ministre. Les travaux coûteront la somme de deux milliards huit cent quarante-trois millions six cent vingt-neuf mille cent trente-cinq Francs Cfa (2.843.629.135) F Cfa et leur fin est attendue pour le 30 décembre prochain. La Banque mondiale est le partenaire privilégié sur ce projet. Elle accompagne la vision du président de la République en finançant la réhabilitation du site à travers le Projet de compétitivité et du tourisme transfrontalier (Pctt).
L’instant se voulait quelque peu solennel mais aussi historique. Dignitaires, têtes couronnées, garants du culte traditionnel, cadres, natifs et autres acteurs du tourisme n’ont pas voulu se faire conter le démarrage de la réhabilitation des sites touristiques dans la cité des Kpassè. Massivement, ils se sont mobilisés pour en vivre les grands actes. « L’amélioration de la qualité de l’offre touristique d’un pays comme le nôtre passe plus par la valorisation de notre histoire et de notre patrimoine culturel que par la promotion de nos reliefs et autres attraits naturels », dira le ministre dans son adresse à l’occasion. Le seul avantage comparatif que le Bénin offre par rapport aux autres pays de l’Afrique reste son immense patrimoine culturel, et en cela, le gouvernement a vu juste en comptant sur la promotion de ce patrimoine culturel, matériel et immatériel comme principal facteur de révélation de notre potentiel touristique, poursuit-il.

LIRE AUSSI:  Festival international de folklore «Celestino Graça»: Des cultures se croisent à Santarem

Vecteur du développement

« Pour le président Patrice Talon, le tourisme constitue l’un des vecteurs du développement socio-économique du Bénin et la culture en est le principal intrant », fait-il observer. « Dans cette logique, et au-delà de nos religions endogènes, je veux nommer les Vodun/ Orisha, notre histoire mérite d’être portée à la connaissance d’un public de plus en plus demandeur », fait savoir le ministre. « La cérémonie qui nous rassemble ce jour est lourde de sens, car elle est l’une des toutes premières dans le domaine du tourisme à l’ère du Nouveau départ quant au passage de ce que d’aucuns auraient appelé des maquettes à la réalité », se satisfait-il.
Jean-Michel Abimbola laisse entendre ensuite que le Programme d’action du gouvernement (Pag) a un grand rêve pour la ville de Ouidah, et que toutes les actions qui peuvent concourir à son aboutissement sont bienvenues et salutaires. La rénovation du fort portugais de Ouidah rentre dans le cadre du vaste chantier de réhabilitation de la cité historique de Ouidah pour en faire un centre touristique par excellence, indique-t-il.