Réhabilitation de la route Comè-Lokossa-Dogbo: Le ministre Cyr Koty constate l’avancée des travaux

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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Le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, a visité, vendredi 2 mars dernier, le chantier de réhabilitation de l’axe Comè-Lokossa-Dogbo (Colodo) et la bretelle Zounhouè-Athiémé-frontière Togo. Il avait à ses côtés des députés et les préfets du Mono et du Couffo.

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De Comè à Dogbo, en passant par Sè, Zoungbonou, Kpinnou, Zounhouè et Lokossa, le chantier de réhabilitation de l’axe Colodo, long de 63,40 km, a été entièrement parcouru par le ministre et sa suite qui ont fait, entretemps, un virage sur la bretelle Zounhouè-
Athiémé-frontière Togo.
Marquée par plusieurs arrêts, cette visite a permis de recenser quelques doléances, quoique la bretelle et l’axe principal soient presque entièrement recouverts de bitume avec une nette progression dans la réalisation des infrastructures d’assainissement et d’éclairage public. Au nombre des doléances, il a été demandé des aménagements correctifs au niveau de l’architecture du carrefour giratoire, communément appelé Bénin Soka, à Comé. L’état actuel de cette infrastructure, où se sont produits plusieurs cas d’accidents, serait une épreuve difficile pour les conducteurs de véhicule. Le deuxième adjoint au maire de la commune, Joachim Amoussou, a souhaité voir diminuer la largeur des terre-pleins centraux au profit du redimensionnement de la chaussée. Aussi des populations de Comé demandent-elles un second point giratoire à bâtir, à environ deux kilomètres du premier, dans le but de faciliter la circulation débouchant sur le contournement nord de la ville.
Pour le compte de Sè puis de Zoungbonou, deux localités de Houéyogbé, le maire Cyriaque Domingo a notamment déploré l’insuffisance des voies d’accès aux carrières et plaidé la fermeture des caniveaux laissés ouverts. Il sera également question des infrastructures d’assainissement à Athiémé où leur insuffisance serait préjudiciable aux populations de
Kpinnou et de Zounhouè. Aux dires des autorités, cette insuffisance des ouvrages de canalisation justifie le déversement des eaux de ruissèlement dans des habitations, des infrastructures sociocommunautaires et surtout dans quelques marchés de la zone.
A l’étape de Lokossa, le plan architectural des travaux a été exhibé pour prouver que le carrefour giratoire, principale revendication, n’était nullement prévu au départ. Sa réalisation fera alors l’objet de plaidoyer en dehors des mesures correctives que les populations appellent de tous leurs vœux par rapport aux ouvrages d’assainissement.
A Dogbo, dernière étape de la visite de chantier, l’inefficacité des ouvrages d’assainissement a été révélée, selon le maire Vincent Acakpo, après la première pluie tombée dans la nuit du 25 au 26 février dernier. En définitive, ce fut un long chapelet de griefs relatifs à la qualité des nouveaux aménagements qui a été servi au ministre et sa délégation, rejoints par le préfet du Couffo.
Quelques promesses de réaménagement des travaux, à certains endroits, ont été faites par la mission de contrôle et l’entreprise adjudicataire des chantiers, conformément au cahier des charges. Concernant les doléances majeures portant, entre autres, sur la création des nouveaux points giratoires souhaités, le ministre Cyr Koty opte pour une démarche prudente. « Nous sommes venus constater l’évidence de ce que les populations demandent quelque chose qui n’était pas prévu dans le projet. Et même s’il existe une possibilité quelconque de les satisfaire, nous allons retourner au bureau et faire une étude approfondie de la situation », a-t-il laissé entendre.

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