Réforme des systèmes de paiement : Le Trésor public s’inscrit dans la modernité et l’innovation

Par LANATION,

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Ce sont des avancées pratiques que la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) vient d’opérer. Hier jeudi 7 mai, dans ses locaux, son directeur général, Job Olou et le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché ont procédé à l’inauguration de la plate-forme SICA-UEMOA, au lancement des chèques normalisés et à la délivrance des quittances informatisées du Trésor public.

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C’est en 1999 que la BCEAO a lancé, au sein de l’UEMOA, une réforme des systèmes de paiement et a mis à la disposition des Etats membres, une plate-forme d’automatisation des informations relatives à la compensation interbancaire, aux virements et transferts ainsi qu’à la monétique. Puis le principe de la mise en œuvre progressive de ces instruments de paiement en fonction de l’état de préparation de chaque pays a été retenu. La plate-forme offre trois types de services: le Système interbancaire de Compensation automatisée (SICA-UEMOA) par lequel s’opèrent la télécompensation des chèques, les virements de faible montant et le paiement des effets de commerce au sein de l’Union, le STAR-UEMOA pour les opérations de virements et transferts de montant élevé au sein de l’Union, le GIM-UEMOA pour la monétique intra-communautaire (carte de paiement/crédit). Rappelant cela, Job Olou fait constater qu’au Bénin, le SICA-UEMOA est entré en vigueur le 9 novembre 2006. Mais que si depuis cette date, tout le système bancaire s’est doté de l’outil, à l’exception du Centre des chèques postaux et le Trésor public dont les représentants utilisent les installations gracieusement mises à leur disposition par la BCEAO. Situation qui ne saurait perdurer car, soutient Job Olou, le Trésor public, en tant qu’administration chargée de la gestion de la trésorerie de l’Etat, ne pouvait se passer trop longtemps de disposer de la plate-forme sur ses propres installations. Surtout que la compensation des chèques se faisait manuellement et que tous les acteurs devaient se retrouver à la Chambre de compensation tenue par la BCEAO, pour constater les droits que les participants détiennent les uns sur les autres. Une méthode qui entravait l’efficience des systèmes de paiement et n’était pas adaptée à l’environnement des affaires, pas plus qu’elle ne garantissait la sécurité des transactions. Dès lors, promet le directeur général du Trésor, la mise en circulation des chèques normalisés du Trésor grâce au SICA-UEMOA vient à point nommé pour soulager les acteurs de même que les bénéficiaires des transactions. Car, désormais, les agents du Trésor public, habilités à effectuer les opérations de compensation, peuvent envoyer et recevoir des fichiers électroniques constitués du scannage des chèques, et faire lesdites opérations avec des terminaux installés dans leurs bureaux. Mieux, avec le même système, la possibilité est aussi offerte de faire les paiements par virement électronique. Ce qui, indubitablement, réduira l’utilisation des supports papiers et renforcera la sécurité des transactions, vante encore le directeur général du Trésor.

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Vers la généralisation

Par ailleurs, fait-il observer, l’encaissement des recettes au Trésor public (Recette générale des Finances, Recettes des Finances et Recettes perceptions) se fait jusqu’ici contre la délivrance de quittances manuelles. Pratique qui oblige, à la fin de chaque journée, à faire le point des encaissements et à établir manuellement les différents bordereaux. Ceci engendre des désagréments dont les plaintes des usagers par rapport aux services rendus, les risques de détournement des recettes encaissées par les caissiers, la lenteur dans la production des statistiques relatives aux encaissements, la pénibilité des recherches sur les données relatives aux encaissements.
Attaché à l’efficience et à l’innovation, et surtout que toutes les applications informatiques nécessaires ont été développées par la Cellule informatique de la DGTCP, le ministre Komi Koutché aura des mots d’encouragement pour ses collaborateurs. Pour aussitôt après les engager à éprouver effectivement ces instruments modernes afin de se mettre à la hauteur des enjeux actuels du secteur financier, et tendre vers l’amélioration de la qualité des services. Dans le sens par exemple de ne plus voir les pensionnés venir traîner des jours, voire des semaines, dans les locaux de la DGTCP, avant d’être satisfaits. Et pour lui, l’échéance, c’est dans quelques semaines pour que le Trésor tourne la page des anciennes méthodes, pour s’arrimer réellement aux normes véhiculées par les innovations ainsi célébrées. Ceci exige, prescrit-il, au-delà de la mutation technologique, celle des hommes appelés à les implémenter. D’ici là, le prochain chantier auquel Komi Koutché engage la DGTCP, est celui de la démarche qualité. Ce après quoi il a procédé à la remise de chéquiers normalisés à quelques structures titulaires de comptes ouverts au Trésor public.