Réduction de la vulnérabilité de l’agriculture face au climat: Le Bénin valide la stratégie nationale de développement de l’Aic

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Le secteur agricole, grand contributeur au développement des pays, est de plus en plus menacé par les changements climatiques. Ce qui impose de nouvelles stratégies en vue d’y faire face. Le Bénin en ce qui le concerne, compte y arriver à travers le projet « Soutenir la transition vers des systèmes alimentaires de l’agriculture intelligente face au climat ». Mercredi 29 novembre dernier, des acteurs du secteur agricole ont pris part à l’atelier de validation de la stratégie nationale de développement de l’Agriculture intelligente face au climat (Aic) et de son plan d’actions quinquennal.

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Le projet « Soutenir la transition vers des systèmes alimentaires de l’agriculture intelligente face au climat» contribue aux efforts d’adaptation et de mitigation des effets du changement climatique dans sept pays en Afrique y compris le Bénin. Il a pour objectif de soutenir ces pays dans la création d’un environnement politique et financier favorable au développement de l’approche Agriculture intelligente face au climat (Aic), tout en améliorant les connaissances et le savoir-faire des agriculteurs. Au Bénin, le projet a contribué à la formulation de la Stratégie nationale de développement de l’Aic. Laquelle a fait l’objet d’un atelier de validation, mercredi 29 novembre dernier à Cotonou. Occasion pour divers acteurs intervenants dans le secteur agricole de porter des contributions et amendements en vue de perfectionner le document provisoire proposé par des experts.
L’atelier tenu mercredi dernier est organisé avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) dont la contribution est appréciée par Innocent Togla, secrétaire général adjoint du ministère en charge de l’Agriculture. Ce qu’il suggère lui, c’est « une transformation des systèmes agricoles visant à augmenter de manière durable et efficace la productivité et à renforcer la variabilité et la résilience face aux changements climatiques ». Il faut une agriculture intelligente face aux climats qui prennent en compte tous ces paramètres, prône-t-il par ailleurs. Aussi, rappelle-t-il que le Bénin a intégré l’Aic dans son plan stratégique de développement du secteur agricole 2017-2025 et dans son plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Aucune action dans le secteur agricole ne peut prospérer sans la prise en compte de l’agriculture intelligente face au climat. Il faut un cadre harmonisé et cohérent pour servir d’encrage à toutes les interventions en faveur de l’agriculture intelligente face au climat», propose Innocent Togla.
Dr Tiémoko Yo, représentant résident de la Fao au Bénin, a rappelé pour sa part aux participants à cet atelier que l’approche de l’Agriculture intelligente face au climat proposée par la Fao contribue à guider les actions visant à transformer et à réorienter les systèmes agricoles en vue d’atteindre la sécurité alimentaire de manière plus efficace et plus durable dans le contexte des nouvelles réalités du changement climatique. La promotion de l’Aic devient d’ores et déjà capitale pour faciliter le passage de notre agriculture vers une agriculture résiliente et performante, susceptible de contribuer à l’éradication de la faim dans le monde et au Bénin en particulier, note-t-il.
Si un atelier de validation de la stratégie de développement de l’agriculture intelligente face au climat et de son plan d’actions quinquennal s’est imposé aux acteurs en vue de doter le Bénin d’un document définitif à soumettre au gouvernement, c’est parce que la problématique des changements climatiques dans le secteur agricole est d’intérêt, expliquera par ailleurs Innocent Togla. Le Bénin, révèle-t-il aussi, subit les affres des changements dans des secteurs vitaux comme l’agriculture avec des conséquences comme le retard et l’irrégularité dans l’installation des saisons de pluie, l’apparition des poches de sécheresse de plus en plus longue, l’ampleur des inondations… Ces manifestations ont pour corollaire la baisse de la production et de la productivité qui compromettent la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Face à autant de défis et de difficultés, le Bénin semble avoir pris ses responsabilités et peut aussi se réjouir du soutien de la Fao sur ce chantier?

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