Rebondissement dans l’affaire ICC services: Janvier Yahouédéou démonte les arguments de Sévérine Lawson

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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L’affaire ICC services et consorts qui revient au devant de la scène ces derniers jours est loin d’être close. Le député Janvier Yahouédéou est revenu hier jeudi 11 juin à la charge dans ses dénonciations relatives au détournement des huit milliards des responsables d’ICC services bloqués dans des banques. A la faveur d’un point de presse qu’il a animé au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, le député de l’Opposition a tenté de démonter les arguments de l’Agent judiciaire du Trésor (AJT) qui a qualifié mercredi derniers ses attaques de sans fondement.

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Le député Janvier Yahouédéou précise que sa principale préoccupation n’est pas de se verser dans une certaine polémique. Son souci est celui des spoliés de ICC services qui sont en général des pauvres et sont restés depuis 2010 impayés. Il déplorera que la sortie médiatique de l’Agent judiciaire du Trésor mercredi dernier ne soit pas allée dans ce sens.

Pour le député de l’Opposition en effet, l’AJT devrait éviter de faire du dilatoire et informer l’opinion publique de comment il a pu rembourser les spoliés de ICC services à partir des 8 milliards FCFA dénoncés. Lesquels fonds représenteraient en majorité les avoirs des responsables ICC services gelés dans les banques primaires et qui devraient servir à payer les pauvres spoliés. Comme c’est le cas avec plusieurs autres structures illégales de placements de fonds épinglés. Il trouve curieux qu’à ce jour qu’aucun spolié d’ICC services n’ait été remboursé, en témoigne d’ailleurs le document présenté par l’AJT et qui fait le listing des montants payés par les petites structures dès l’éclatement de l’affaire. Janvier Yahouédéou veut savoir alors à quoi ont servi les avoirs saisis sur les comptes des responsables d’ICC Services. Aussi, dénonce-t-il, «le tripatouillage de ce document puisque le nombre de déposants remboursé est parfois supérieur au nombre de déposants enregistrés».
Le député de l’Opposition martèle que le montant de 8 milliards FCFA n’est pas une invention de sa part. Il révèle l’avoir tiré du rapport confidentiel du Fonds monétaire international (FMI) en sa page 7, premier paragraphe. Une photocopie de cette page a été même distribuée aux hommes des médias par le conférencier à titre de preuve.
Selon lui, la bonne gestion exige que le dégel des fonds des banques primaires atterrissent sur un compte séquestre sous contrôle judiciaire. Et par la suite, tout décaissement de ce compte spécial devrait se faire par chèque certifié pour attester de la sincérité de l’utilisation de ces fonds.
En attendant de voir le gouvernement venir éclairer dans les tout prochains jours la Représentation nationale sur cette nébuleuse puisque le dossier a fait l’objet d’une question écrite qu’il a déposée sur la table du président de l’Assemblée nationale, Janvier Yahouédéhou demande à l’AJT de dire à l’opinion publique les banques dans lesquelles les 8 milliards FCFA querellés ont été logés. Mieux, de dire les dates de retrait de ces fonds, les comptes dans lesquels ceux-ci sont relogés une fois retirés et la publication des relevés bancaires des différents comptes ayant abrité les 8 milliards et ceux des comptes de relogement.
Le conférencier demande par ailleurs à l’AJT la publication de la liste des spoliés payés, les critères et la décision de justice qui a favorisé ces payements. Aussi, demande-t-il de fournir la liste des bénéficiaires avec précision de leurs adresses (carré, téléphone) et les références de leurs pièces d’identité.
C’est dire que le battage médiatique autour de cette affaire ICC services ne fait que commencer. Les jours à venir nous réservent d’autres développements.

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