Protection de l’environnement: Grand-Popo fait son bilan

Par Alexis Meton,

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La commune de Grand-Popo se positionne comme celle qui regorge de plus de ressources naturelles qu’il est nécessaire de protéger pour l’équilibre de l’écosystème. Pour ce faire, plusieurs actions sont menées de concert avec diverses organisations de la société civile opérant dans le delta du Mono, pour préserver les différentes ressources naturelles de la commune.

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Dans une récente présentation du maire de la commune de Grand-Popo, Henrico Jocelyn Ayicoué Ahyi, l’on en sait davantage sur les ressources naturelles dont la préservation est nécessaire pour l’équilibre de l’écosystème. Dénommée ‘’Bilan des activités de protection de l’environnement et de promotion de l’écotourisme dans la commune de Grand-Popo de 2015 à 2020’’, cette présentation du maire situe sur les actions ainsi que les activités menées dans le cadre de la préservation de l’environnement.
Selon le maire, la commune de Grand-Popo regorge d’importantes ressources naturelles renouvelables dont la gestion rationnelle est une nécessité pour son équilibre écologique. Elle offre à la vue une réelle esthétique environnementale sauvage et naturelle et dispose d’un cadre naturel caractérisé par un important plan d’eau, une lagune, de vastes plaines et zones marécageuses, une importante et splendide façade littorale.

« La problématique de gestion de l’environnement et des ressources naturelles est d’importance majeure pour le développement durable du territoire de Grand-Popo et la survie des populations dans un contexte où les changements climatiques et le tourisme non responsable constituent aujourd’hui une menace majeure pour l’environnement et le développement durable », fait-il constater.
Le document présenté, le 30 décembre 2020, indique que de 2015 à 2020, plusieurs activités sont menées pour protéger l’environnement dans la commune de Grand-Popo. Entre autres, la création de l’Aire communautaire de conservation de la biodiversité (Accb) Bouche du Roy, la gestion de l’embouchure la Bouche du Roy, la protection des tortues marines, la mise en place du conseil de gestion des ressources naturelles du chenal Gbaga. L’inventaire des sites touristiques de la commune et l’analyse de leurs pathologies, l’élaboration du plan stratégique du secteur du tourisme et autres projets intégrant l’environnement figurent aussi parmi les actions menées.

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Des projets intégrant l’environnement

En plus de ces actions de préservation, le document met l’accent sur des projets de protection côtière conjointe du segment frontalier Togo-Bénin en cours de réalisation. Les projets de nettoyage du littoral, de protection du coude du fleuve Mono à Gbècon, de reboisement de 100 ha à Kpèko et de 25 ha à Hèyi Gbadji, de construction du bureau d’accueil de la réserve de la biosphère transfrontalière ainsi que le projet de construction des sièges des Accb Bouche du Roy et chenal Gbaga sont envisagés par la commune. La mairie projette aussi de reboiser 45 ha de fruitiers, de palmiers à huile et de cocotiers.

Le maire annonce, au détour de sa communication, le projet de construction d’un musée environnemental et le projet de création d’un circuit touristique intercommunal dans le Mono. Ce qui est regrettable, ce sont les cas de vol des panneaux solaires installés, les actes de vandalisme tels que des dommages causés aux plants et les feux de végétation observés au niveau des plantations de mangrove récentes, surtout entre Kpèko et Sohon.
D’autres difficultés comme le manque de moyens pour les patrouilles, le braconnage, la défécation sur les plages, le non-abonnement des ménages aux structures de pré-collecte, l’incivisme des pêcheurs qui salissent les plages…sont déplorées par l’autorité communale. La mairie prévoit d’impliquer les agents assermentés dans la surveillance et l’application réelle des lois relatives à la conservation des ressources de l’Accb. Elle veut poursuivre l’amélioration des conditions de vie des résidents de l’Accb par l’appui d’activités économiques alternatives et le soutien de l’éducation. Comme perspectives, Henrico Jocelyn Ayicoué Ahyi, maire de Grand-Popo compte développer des initiatives durables de gestion des ordures dans l’Accb et une charte de gestion des écosystèmes de mangrove restaurés.