Protection de la côte ouest: Impacts du projet Waca-Resip

Par Alexis Meton,

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La mise en œuvre du projet d’investissement pour la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-Resip) ne manque pas d’impacts sur les populations riveraines de la côte béninoise. La maîtrise des inondations est l’un des facteurs importants de la réalisation des ouvrages prévus dans ce cadre et financés par la Banque mondiale.

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Le projet d’investissement pour la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-Resip), financé par la Banque mondiale ne manque pas d’impacts sur les populations riveraines des côtes bénéficiaires. Selon la Banque mondiale, d’énormes impacts environnementaux et sociaux potentiels pourraient découler de la mise en œuvre du Projet Waca. Entre autres il s’agit des impacts biophysiques, physiques et socio-économiques positifs et négatifs liés aux activités telles que le rechargement d’urgence, le rechargement traditionnel ou rechargement massif de type moteur de sable. Le projet de restauration des écosystèmes, de conservation et de renforcement de la gestion des ressources naturelles des zones humides transfrontalières entre le Bénin et le Togo, la protection du village de Gbékon et du site culturel d’importance nationale de la place du 10 janvier face aux risques d’inondations et d’érosion fluviale, la relocalisation volontaire des populations les plus touchées par les phénomènes d’inondation dans la zone d’Avloh, sont aussi des impacts du projet Waca. À cela s’ajoute la création d’Aires communautaires de conservation de la biodiversité (Accb) dans les zones naturelles humides périphériques de Ouidah.

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Comme impacts positifs majeurs, la Banque mondiale évoque la stabilisation du trait de côte et l’atténuation de l’avancée de la mer au niveau du secteur de côte Hillacondji-Grand-Popo, la fixation des sédiments et engraissement de la plage, la protection de l’intégrité physique des habitations et infrastructures hôtelières, la régénération du couvert végétal et colonisation par les espèces animales. Le projet a aussi pour avantages, la gestion durable de l’embouchure du fleuve Mono, la protection et la gestion participative et durable des ressources de la biosphère transfrontalière, l’amélioration de la gouvernance juridico-politique et institutionnelle de la gestion du littoral ainsi que la croissance de la résilience socio écologique face aux risques hydro climatiques et à la mise en valeur de la zone littorale.
Il faut dire que le projet Waca a pour objectif d’améliorer sur le plan spatio-temporel la gestion durable, intégrée et cohérente de la côte béninoise. Il s’articule autour de quatre composantes à savoir le développement des aspects institutionnels, les investissements socio-économiques, la mise en place d’observatoire et systèmes d’alerte et la gestion transfrontalière du chenal de Gbaga.

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Réduire les risques hydroclimatiques

Une équipe du ministère du Cadre de vie et du Développement durable conduite par le directeur général de l’Environnement et du Climat, Martin Aïna Pépin et l’équipe de coordination du projet Waca-Resip ont effectué une descente sur les différents sites des travaux en cours de réalisation le 13 août dernier à Grand-Popo. Selon nos sources, c’était une occasion pour apprécier l’état d’avancement des travaux relatifs à la protection de la côte ouest et présenter au maire de la commune de Grand-Popo, les différents investissements du gouvernement pour réduire les risques hydro climatiques
auxquels les populations côtières sont exposées. Il ressort de leur visite qu’environ 35 000 habitants vivent sur la rive de cette côte et pourront jouir des fruits de cet investissement, grâce aux travaux d’urgence de dragage, d’aménagement et de la stabilisation de la berge sud du fleuve Mono à Gbèkon entamés dans le cadre du projet Waca.

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Contrairement à 2019 où le risque climatique était de 84 m entre l’océan et la rupture du cordon, les travaux en cours de réalisation rassurent les habitants de cette zone côtière. En témoigne la forte présence de digue qui convertit les eaux de ruissellement en eau d’infiltration, ce qui stabilise davantage la piste qui a été réalisée et qui protège l’espace reconstitué, selon les techniciens du projet Waca. Pour le professeur Martin Aïna Pépin, directeur général de l’Environnement et du Climat, la construction de l’ouvrage va durer trois ans pour éviter les inondations cycliques observées et qui renvoient par moments les habitants de leurs domiciles. Dans le cadre des travaux, l’embouchure de la Bouche du Roy a été ouverte de façon mécanique toujours pour protéger les populations des inondations et en même temps protéger la voie du 10 janvier.