Promotion de l’ananas « Pain de sucre » du plateau d’Allada: Le Bénin reçoit son premier certificat d’enregistrement de l’Igp

Par Christian HOUNONGBE,

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Engagé dans la valorisation des produits béninois sur les marchés sous-régional et international, le gouvernement s’est vu délivrer par l’Organisation africaine de la Propriété intellectuelle (Oapi) le certificat d’enregistrement de l’Indication géographique protégé (Igp) ananas « Pain de Sucre » du plateau d’Allada. A la cérémonie de remise de ce certificat, mercredi 28 octobre à Cotonou, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, et Shadiya Alimatou Assouman de l’Industrie et du Commerce ont encouragé les acteurs à travailler davantage pour promouvoir la réputation de qualité de ce produit.

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Le Bénin a confirmé sa souveraineté en ce qui concerne l’ananas « Pain de sucre » du plateau d’Allada à travers l’obtention du certificat d’enregistrement de l’Indication géographique protégé (Igp) délivré par l’Organisation africaine de la Propriété intellectuelle (Oapi), mercredi 28 octobre à Cotonou.
A cette occasion, Mathias Agon, directeur général de l’Agence nationale de la Propriété intellectuelle (Anapi), a exprimé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers pour avoir accompagné le Bénin dans le processus ayant conduit à la délivrance du certificat d’enregistrement de l’indication géographique. Selon lui, c’est pour promouvoir la réputation de qualité de l’ananas « Pain de sucre » du plateau d’Allada du Bénin et de ses dérivés sur les marchés local, sous-régional et international que l’Anapi a présenté le dossier de demande de titre de ce produit à l’Oapi.
Bernard Gbèlidji, président du Groupement de Défense et de Gestion de l’Ananas « Pain de Sucre »,a témoigné sa gratitude à tous les acteurs qui ont favorisé la mise en place du dispositif ayant abouti à cette distinction. Il s’engage à œuvrer pour que cette reconnaissance puisse impacter davantage la filière ananas.
L’indication géographique est plus qu’un simple instrument commercial ou juridique, selon Denis Bohoussou, directeur général de l’Organisation africaine de la Propriété intellectuelle (Oapi). Pour lui, c’est le couronnement d’un long processus qui impose des sacrifices. « C’est un outil de développement rural susceptible de servir les intérêts commerciaux et économiques tout en préservant les valeurs locales telles que la tradition culturelle et l’environnement », a-t-il expliqué.
Au nom du représentant par intérim de la Fao Bénin, le chargé du bureau, Jean Adanguidi, a réitéré le soutien de cette organisation. Pour lui, cette distinction est le fruit d’un travail collaboratif entre les partenaires techniques et financiers et les acteurs de la filière ananas.
Shadiya Alimatou Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, se félicite de l’aboutissement de ce processus né de la volonté du gouvernement du président Patrice Talon de valoriser les produits béninois sur les marchés. « J’invite les acteurs à plus de travail, car cette distinction, loin d’être un honneur, constitue un moyen de pression pour positionner l’ananas « Pain de sucre » du plateau d’Allada sur les marchés régionaux et internationaux.
Pour Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, c’est maintenant que le plus dur commence pour les producteurs béninois qui doivent travailler davantage afin qu’à l’instar de l’ananas « Pain de sucre » du plateau d’Allada, d’autres produits comme le gari Sohoui de Savalou et l’huile d’arachide d’Agonlin soumis également à la reconnaissance et à l’enregistrement en indication géographique de l’Oapi bénéficient aussi de cette reconnaissance. A l’en croire, le Bénin est le plus grand producteur mondial d’ananas « Pain de Sucre», variété sucrée, douce et de couleur distincte. Ces dernières années, la production d’ananas a atteint plus de 300 000 tonnes, après une croissance régulière qui contribue à plus de 4,3 % au Pib agricole après le coton (25 %) et le cajou (7,4 %).

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