Projet « WA Cinéma » du Centre de Lobozounkpa: Le nouveau rendez-vous des cinéphiles avec le grand écran

Par Josué F. MEHOUENOU,

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« L’œil du cyclone »

Vendredi 4 juin prochain aura lieu au Centre de Lobozounkpa, la deuxième soirée du projet « WA Cinéma» qui vise à soutenir les initiatives cinématographiques en projetant des films africains.
« L’œil du cyclone » du Burkinabé Sékou Traoré a ouvert le bal le 7 mai dernier et sera suivi le 4 juin prochain de « Atlantique», un film de Mati Diop.

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« L’œil du cyclone » de Sékou Traoré est une adaptation au cinéma de la pièce de théâtre du même nom, du dramaturge et metteur en scène Luis Marquès. La présence des enfants sur les terrains de guerre et la problématique de leur réinsertion sociale sont largement abordées dans ce long métrage. Mais le film survole par endroits l’amour, pour ne pas dire les sentiments. Le seul regard de Blackshouam (Fargass Assandé) suffit à traduire sa personnalité et mieux encore son état d’âme après qu’il a été capturé par des militaires suite à une offensive menée dans le village V32. Celui qui se fait encore appeler « Hitler Mussolini » doit être jugé pour les 65 victimes recensées lors de l’attaque dudit village. Le sujet est inhabituel et osé. Entre les acteurs et le sujet, la trame du film et les séquences à suspense qui se succèdent à l’écran, difficile de dire ce qui retient le plus l’attention du public. Une chose est certaine, l’organisation a gagné le pari. Le Centre de Lobozounkpa voulait faire des soirées ciné une réalité. Aussi, entend-il partager avec les cinéphiles les films qui mettent en lumière le continent, défendent le panafricanisme et promeuvent les valeurs du continent.
« Il n’existe pratiquement plus de lieux où se font les projections cinématographiques au Bénin», relève Salinas Hinkati, coordonnateur du projet «WA Cinéma». Le Centre veut donc relever le défi en ramenant le public au cinéma et surtout en lui proposant des films qui lui ressemblent. Le projet est conduit en partenariat avec l’Institut français de Cotonou.
« Plusieurs films ont été proposés par l’Institut français dont certains ont été sélectionnés», indique Salinas Hinkati qui précise les critères de choix qui portent, entre autres, sur la qualité, le fond, le message ou la revendication panafricaniste du film. Pour lui, quand on vient au cinéma, il faut forcément gagner un plus et c’est la philosophie du projet. D’ailleurs, « l’œil du cyclone », n’a pas été choisi par hasard.
« Nous avons positionné ce film pour accrocher le public afin de faire venir d’autres cinéphiles et partenaires. Car, l’histoire de ce film laisse des interrogations et questionnements dans l’esprit des cinéphiles », confie-t-il.

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