Projet Soja Afitin-Milk dans le Zou: Les groupements féminins aguerris sur la transformation du soja

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines,

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Mieux outillées, ces femmes pourront être plus efficaces dans leurs activités

Après plusieurs années d’actions de revalorisation de la filière soja sur le terrain, l’association Sojagnon a procédé, lundi 9 juillet dans l’arrondissement de Saclo dans le Zou, à la clôture du projet Soja Afitin-Milk en faveur des groupements féminins du Zou.

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Il est désormais connu que le soja améliore la fertilité des sols et présente une adéquation avec l’agro-industrie locale. Le soja est aujourd’hui transformé en plusieurs produits consommables. A preuve, dans le Zou aujourd’hui, des femmes s’adonnent de plus en plus à la transformation du soja en plusieurs produits alimentaires riches en protéine, notamment du lait, des brochettes, de la moutarde (Afitin), des beignets.
Lundi dernier à Saclo, au cours d’une cérémonie de clôture du programme Paepar appuyé par le Forum africain pour la recherche agricole (Fara), les groupements ont exposé cette richesse alimentaire obtenue de la transformation du soja.
Au cours de cette rencontre avec les groupements féminins de transformation de soja, Jonas Mugabé, représentant de Paepar-Fara, et Rémi Kahane, représentant de Cirad-Agri-Nature, ont suivi avec émerveillement les démonstrations de transformation faites par ces dames. Celles-ci ont démontré que le soja est aujourd’hui une filière porteuse. Il rentre dans l’alimentation des consommateurs, enrichissant les plats à travers ses valeurs nutritionnelles telles que les protéines, les vitamines et les lipides. Ce qui représente banalement un besoin de plus 10 à 12 000 tonnes de soja l’an.
Patrice Sèwadé, responsable de l’Ong Sojagnon, se réjouit qu’aujourd’hui les femmes transforment le soja en divers produits finis ici dans le Zou comme ailleurs. Elles peuvent identifier la variété de soja à utiliser pour leurs besoins. C’est très important, puisque cela règle beaucoup de problèmes que connaissaient ces femmes confrontées déjà à la rareté du Néré pour faire la moutarde “Afitin”. Désormais, elles font cette moutarde avec le soja et sans faute.

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