Projet du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest: La 19e réunion du Comité des ministres s’ouvre ce matin

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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La première est relative à la révision des tarifs de transport du gaz, lesquels devraient connaître une réduction par rapport aux tarifs appliqués jusque-là. En fait, au terme du Contrat de projet international (Cpi) qui lie les quatre pays (Bénin, Togo, Ghana et Nigeria) à la Société d’exploitation du Gazoduc (Wapco), le tarif de transport est révisé tous les quatre ans. Après les deux premières révisions sur la période de 2011 à 2014 puis de 2014 à 2018, la troisième période (Tp3) qui devrait commencer en janvier 2019 avec de nouveaux tarifs, a connu quelques difficultés. Des divergences ont notamment porté sur les paramètres clés de fixation des tarifs tels que le traitement des coûts de la station Lbcs, la clé de répartition entrée-sortie sous la méthodologie de la capacité pondérée par la distance, les prévisions de marchés et le niveau approprié de compétitivité du tarif.
La deuxième préoccupation au cœur des échanges est relative au projet de construction d’une Unité flottante de stockage et de regazéification (Ufsr) initié par le gouvernement pour accroître la capacité du Gazoduc et garantir la sécurité de l’approvisionnement en gaz, non seulement pour Bénin mais aussi pour les autres Etats parties au Gazoduc. Avec les prévisions à la hausse du parc de production d’électricité, il importe de garantir l’approvisionnement en gaz qui est le principal intrant pour la production de l’électricité. De même, il urge de contrer les actes de sabotage souvent observés sur le tronçon Escravos-Lagos et de prévenir le risque de voir le Gazoduc arrêté par le Nigeria comme la fermeture de ses frontières avec ses voisins intervenue de façon unilatérale depuis plus de trois mois.
Le projet Gao a pris corps en 2004. Portant sur une distance de 678 kilomètres, il vise à assurer un approvisionnement en gaz du Bénin, du Ghana, du Togo à partir du Nigeria qui en est un grand producteur. Il est relié au Gazoduc Escravos-Lagos qui prend sa source depuis le terminal d’exportation de gaz naturel à Itoki dans l’Etat d’Ogun au Nigeria et va jusqu’à Takoradi au Ghana, en passant par Badagry, Cotonou, Lomé, Tema.

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