Projet Bénin brass school: Faire renaitre la lutherie de ses cendres

Par Isidore Alexis GOZO ( Stag),

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L’Association belge Metx en partenariat avec l’Amicale des artistes pour le progrès (Aap) et avec l’appui de Wallonie Bruxelles international met en oeuvre du 2 au 11 février prochain le projet Bénin brass school. C’est un projet qui a pour objectif de former les jeunes artistes à la lutherie.

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Une vingtaine de ventistes et cinq apprentis luthiersparticipent du 02 au 11 février prochain à une formation à la lutherie au Bénin. Un métier qui permet de fabriquer des instruments à cordes frottées et pincées y compris des instruments à vent ou de percussion.
Laurent Blondiau, trompettiste et responsable du projet, affirme qu’il s’agira au cours de cette formation de fonder un nouvel atelier de lutherie au Bénin avec des jeunes qui rêvent d’apprendre le métier. Il explique que le luthier est un artisan qui fabrique manuellement des instruments de la famille des violons. Selon lui, le luthier participe à la vie musicale et culturelle de sa ville et de sa région.
Il informe que cela fait une dizaine d’années que l’association travaille au Bénin avec les musiciens s’inspirant du vaudou. « Nous avons découvert que le Bénin est un pays très riche au niveau du vent. La qualité des musiciens est assez incroyable au Bénin », a-t-il ajouté. Selon lui, le Bénin dispose d’un seul luthier qui est décédé il y a quelques années, raison pour laquelle l’association organise cette formation pour refonder un nouvel atelier de lutherie et encadrer des jeunes qui aspirent à ce métier. Il informe qu’à la fin de la formation des jeunes seront sélectionnés pour se rendre en Belgique afin de se perfectionner.
En dehors de cette formation, le responsable du projet annonce qu’une nouvelle formation aura lieu en novembre prochain au Bénin dans le but de renforcer les capacités professionnelles des jeunes luthiers. «Nous sommes venus avec une cinquantaine de matériels et nous pensons que l’idéal est que dans quelques années, l’on puisse former des luthiers qui serviront à tous les ventistes du Bénin et de la sous-région », a-t-il souhaité.
Roger Gomez, musicien trompettiste, affirme que cette formation est la bienvenue à un moment où la lutherie tombe en désuétude. Il en veut pour preuve, le manque de matériel et de moyens financiers. Au nom des participants à cette formation, il a tenu à remercier les organisateurs pour avoir eu l’idée de les former et de les doter d’instruments qui leur permettront d’être de bons luthiers sur le plan national et international.

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