Projection du film Adu: 90 minutes sous le charme touristique du Bénin

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Le Bénin comme lieu de tournage pour les producteurs en quête de décors merveilleux. C’est ce que comptent vendre désormais le ministre Jean Michel Abimbola et ses collaborateurs au reste du monde. La production espagnole « Adu » en salle, depuis la fin du mois de janvier dernier, sert de tremplin à cette promotion de la destination Bénin. Jeudi 13 février, la première de ce film s’est offerte comme un grand moment de célébration des attraits touristiques du Bénin.

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C’était une soirée pas comme les autres. Face au grand écran de la salle de cinéma de Canal Olympia à Wologuèdè, membres du gouvernement, députés, diplomates, autorités et cadres à divers niveaux, acteurs culturels,
cinéastes, et autres amoureux du septième art se sont retrouvés pour découvrir Adu. Adu, du nom du jeune enfant parakois
Moustapha Oumarou, tête d’affiche de cette production de grande facture tournée par des Espagnols, mais presque essentiellement au Bénin. Personne n’a voulu rater ce moment exceptionnel.
En off de la projection, il y a eu un moment de célébration des acteurs et auteurs du film. Ils se sont volontiers prêtés au jeu des flashs, offrant ainsi l’occasion au public et aux autorités présentes d’immortaliser la première de Adu, mais aussi et surtout ce moment avec les acteurs du film ainsi que l’équipe de production. Et avec celle que l’on pourrait qualifier de facilitatrice de cette aventure que tous souhaitent revivre, Bella Agossou, actrice béninoise vivant en Catalogne. Passé cet instant, place à la projection.
Dans le noir et le silence des salles de cinéma, Adu se déploie, sous le regard admiratif de quelque 300 spectateurs et reporters (béninois et étrangers). Inutile de souligner que la concentration était à son comble et que par moments,s’échappaient des sentiments de fierté à la vue de certains décors du pays, des sourires approbateurs à la vue de certains acteurs et des rires aux éclats sur certaines actions, notamment celles de Moustapha.
On doit surtout mentionner que le jeune enfant dont le coaching a été assuré par Bella Agossou a impressionné plus d’un. Il a en effet, malgré son jeune âge, assuré et assumé son rôle de bout en bout. Comme lui, Zeyidiya Dissou a également comblé les attentes du public par la maîtrise de son rôle. Ces deux jeunes enfants que rien ne prédestinait au cinéma sont devenus au bout des 90 minutes, non seulement les héros d’une soirée, mais aussi et surtout la fierté de tout un pays. La fierté, c’est aussi les autres acteurs, notamment Koffi Gahou, de regrettée mémoire, Didier Nassègandé, Eliane Chagas et bien d’autres qui ont apporté leur touche à Adu.

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Fierté !

Fierté, le film l’était aussi dans son entièreté. De Cotonou à Ganvié en passant par Adja-Ouèrè, mille et un attraits du Bénin défilaient tout au long des 90 minutes du film. Et cela fait logiquement la fierté du ministre en charge de la Culture qui n’est pas allé du dos de la cuillère pour le saluer. Des initiatives du genre doivent se multiplier, indique le ministre qui rappelle en effet que Adu, c’étaient deux cent mille entrées à la première faite en Espagne et 400 salles de projection dans le monde. Le message qu’il faut y lire, c’est que « nous avons l’occasion de montrer notre pays à travers une supra production espagnole » et envoyer ainsi un signal au monde entier qu’il est un condensé de l’Afrique dont il garde solidement pour lui, une part des attraits à travers la faune, la flore, les fleuves, les plaines… Autant d’éléments de satisfaction qui sont sans doute à la base de la standing ovation qui a accueilli le générique de fin du film.