Programme spécial d’insertion des jeunes dans l’emploi: 885 candidats pour démarrer la phase pratique du Psie

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Le Programme spécial d’insertion des jeunes dans l’emploi (Psie) est entré dans sa phase active depuis lundi 27 juillet. De jeunes béninois candidats à l’emploi dans le cadre de ce programme initié par le chef de l’Etat ont 48 heures pour passer des entretiens individuels, en vue d’être ou non retenus pour intégrer des entreprises.

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Dorcas Océane Sodokpo, ingénieure Btp, fait partie des 885 candidats de la première cohorte du Programme spécial d’insertion des jeunes dans l’emploi (Psie) initié par le chef de l’Etat et son gouvernement. Elle est d’ailleurs la toute première à plancher ce lundi 17 juillet à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. Au bout de vingt minutes d’échanges avec les membres de son jury, la jeune cadre sort souriante, plutôt confiante.
« Ce n’est pas un examen, mais un test », confie-t-elle. La suite du processus, elle l’entrevoit radieuse et dit attendre très vite les délibérations. « Les questions posées sont celles auxquelles nous sommes habitués. C’est aussi l’actualité »,
fait-elle observer. Derrière elle, Wilfried Zogbassè, venu plancher lui dans la catégorie des énergies. Il en ressort tout aussi souriant, avec de bonnes impressions, dit-il, malgré une timidité qui laisse entrevoir le stress de l’exercice auquel il vient de se soumettre.
A l’instar des candidats, Victor Ananouh, directeur général de l’Habitat et de la Construction au ministère du Cadre de vie et superviseur des jurys dans la filière génie civil se veut rassurant. Il y a dans son secteur, plusieurs niveaux, de candidatures. Il dénombre notamment les ingénieurs de conception, les techniciens supérieurs niveau Bac +3, Bac+2 et Bac professionnel. « Nous avons la responsabilité avec huit jury d’entretenir les candidats pour sélectionner les meilleurs au profit des entreprises », explique-t-il. Pour lui, ce programme qui diffère de ceux relatifs à l’emploi des jeunes enregistrés jusque-là est salué. Il le trouve inédit en ce sens qu’il donnera la possibilité aux jeunes de s’insérer dans le milieu de l’emploi, d’enrichir leur curriculum vitae pour postuler à d’autres fonctions. Chaque jury est composé de deux membres qui croisent les questions sur la spécialité du candidat, sa compétence, les raisons de son choix. Victor Ananouh soutient que tout se passe dans une totale transparence et que les membres du jury n’ont aucune influence sur les résultats finaux et ne peuvent donc se laisser aller à aucun favoritisme.

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Innovation et durabilité

« Notre rôle, c’est de passer un entretien aux postulants aux différents postes, leur faire des évaluations et se prononcer sur leur placement dans les entreprises. L’entretien concerne deux parties, une partie qualitative et une partie quantitative. Nous essayons aussi de comprendre quelles sont les motivations des candidats, et ensuite, nous vérifions le côté technique pour le poste identifié », indique pour sa part Irmine Feliho, évaluatrice. « C’est une première, cette manière de recruter les jeunes, il y a eu des travaux préliminaires qui ont impliqué systématiquement les employeurs et cela, il faut le saluer », avoue-t-elle. Comme elle, Laura Akplogan, représentant de l’Agetip Bénin S.a. porte un regard largement positif sur cette initiative voulue par le chef de l’Etat. « Ce programme est un creuset pour les employeurs qui recherchent de potentiels employés. Nous apprécions cette initiative du gouvernement et nous voulons en profiter également. Nous les employeurs sommes là et allons choisir en fonction des profils que nous voulons », soutient cet autre représentant d’entreprise.
Le coordonateur du Psie, Charlemagne Lokossou, n’en dira lui aussi que du bien. Le Psie recrute au profit des entreprises, deux mille jeunes par an. Ils seront rémunérés par l’Etat pendant la première année. La différence entre ce programme et les autres, c’est que ce sont les entreprises qui formulent les besoins et la coordination les évalue. Il ressort de ses explications que c’est un programme qui vise la durabilité. Ce n’est pas du social, c’est un programme purement économique, même s’il a un fort impact social, explique Charlemagne Lokossou.
Il faut rappeler que dans le cadre de la mise en œuvre du Psie, 885 candidats pour le compte de la première cohorte à destination de 33 postes planchent dans les domaines de l’énergie, de l’agro-industrie, du génie civil, de la restauration, de l’hôtellerie et du tourisme. Les sélectionnés seront présentés aux entreprises qui, à leur tour, recruteront les meilleurs parmi les profils proposés.