Production filmique: «Okuta» promis à une belle carrière

Par Josué F. MEHOUENOU,

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A la suite de la belle annonce qu’on lui faisait depuis plusieurs jours, le film «Okuta» est passé dans la réalité à travers sa diffusion en avant-première, vendredi 23 octobre dernier dans les locaux de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (ISMA). 52 minutes de voyage autour et au cœur de la pierre qui feront incessamment la pluie et le beau temps sur les écrans.

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Okuta, la pierre. 52 minutes pour dire et conter l’histoire de la pierre, si non celle des 41 collines de la cité des Egbakoku. C’est à cet exercice que s’est livré le jeune réalisateur Aymar Essè, avant d’inviter, vendredi dernier dans les locaux de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (ISMA), acteurs et admirateurs du septième art, étudiants, parents et amis à la découverte de sa toute dernière production «Okuta». «Le film raconte et valorise les pierres ou les 41 collines de Dassa. A l’heure où l’environnement est de plus en plus menacé, ce peuple se retrouve face à un dilemme qui est de puiser dans cet environnement, de quoi vivre sans les détériorer». C’est la première problématique qu’évoque le réalisateur lui-même pour exposer son film. Et pour qui connaît bien la commune de Dassa Zoumè, cette réflexion tombe bien à propos. Entre la nécessité de concasser les pierres pour bâtir et vivre, et l’urgence de leur préservation contre les changements climatiques, il faut bien trouver le juste et bon milieu pour que Okuta, la pierre survive. Et c’est ce débat, semble-t-il, que lance l’équipe de réalisation de ce «documentaire de création de 52mn financé par la FOSICA et produit par Les films du siècle». Mais les 41 collines de Dassa Zoumè ont aussi une autre histoire. «Les gens entretiennent un lien sacré fort avec ces pierres car à l’époque coloniale, elles ont servi de refuge et d’instruments de défense et de guerre», explique le réalisateur de Okuta.

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Hommage à la pierre

Autant de réalités qui n’ont pas échappé à ce film projeté en avant première, vendredi dernier, en présence de l’équipe de tournage et à l’issue de laquelle, les appréciations et congratulations se passent de commentaire. «Originalité, suspens intermittents», «la famille cinématographique du Bénin se voit doter de génies capables de faire parler d’elle à l’international», «j’ai vu et savouré Okuta»… chaque spectateur trouvait après les 52 minutes de projection, les bons mots et les justes adjectifs pour peindre en beau Okuta, le nouveau-né. Les commentaires sur les réseaux sociaux vont venir amplifier tout le bien qui se dit de cette production que l’on doit essentiellement à une jeune équipe. Equipe au sein de laquelle, le réalisateur, Ayman Essè n’est plus à présenter. Habitué à rafler les prix dans les compétitions filmiques dans la sous-région et sur le continent, c’est plutôt avec modestie qu’il offre son film au monde du septième art, souhaitant que «d’autres films meilleurs que Okuta se fassent». Pour ce qui est de la carrière de ce nouveau film, il se fera sans anicroches eu égard à sa qualité et à son originalité.