Production durable de l’igname: Le projet de promotion des variétés tolérantes à la sécheresse lancé

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

  Rubriques: Environnement |   Commentaires: Aucun


La commune de Tchaourou, dans le département du Borgou, a servi de cadre, vendredi 7 mai dernier, au lancement du projet de promotion des variétés d’ignames tolérantes à la sécheresse à travers un système semencier Minisett (Vits-Minisett). C’est à l’initiative du Laboratoire société-environnement du professeur Mohamed Nasser Baco engagé pour la production durable de l’igname.

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Très consommée et appréciée au Bénin, l’igname est un tubercule qui fait l’objet de nombreux travaux de recherches qui visent à améliorer davantage sa qualité et la rentabilité de sa production. Le projet de promotion des variétés d’ignames tolérantes à la sécheresse à travers un système semencier Minisett (Vits-Minisett) dont le lancement a eu lieu, vendredi 7 mai dernier, à Tchaourou, dans le département du Borgou, participe de cette démarche.
Chaque saison, ce sont d’importantes quantités d’ignames qui pourrissent, à défaut de pouvoir résister à l’âpreté du climat. Il s’agit surtout de certaines variétés comme le « laboko ». Convoitées et très prisées à cause de leur qualité, elles n’arrivent pas à être conservées pendant longtemps, à la grande déception de leurs nombreux consommateurs. D’où la nécessité de faire la promotion des ignames tolérantes à la sécheresse, la plupart des localités du septentrion reconnues productrices du tubercule étant souvent confrontées à cette situation climatique.
En effet, initié par le Laboratoire société-environnement (Lasen) de l’Université de Parakou (Up) à travers le professeur Mohamed Nasser Baco, avec l’appui financier du Fonds national pour l’environnement et le climat (Fnec), ce projet vise plusieurs objectifs. Outre la promotion de ces variétés d’ignames, il vise également celle des pratiques de gestion durable des terres, par rapport à leur production. Il participe à l’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages ruraux au Bénin. De façon spécifique, il s’agira, entre autres, d’adapter la technique de Minisett aux variétés locales d’ignames tolérantes à la sécheresse au Bénin; de promouvoir les meilleurs modèles d’affaires et les bonnes pratiques climato-sensibles de production des semences d’ignames, puis de renforcer les capacités des semenciers et producteurs d’ignames sur les pratiques de gestion durable des terres, ont précisé les différents intervenants au cours de la cérémonie de lancement.
Le projet doit être mis en œuvre dans les communes de
Tchaourou et Ouéssè. D’une durée de 2 ans, il impactera 7 000 bénéficiaires dont 60 semenciers et 1200 producteurs d’ignames.
La cérémonie a connu la
présence de plusieurs acteurs du développement rural et de l’environnement. Parmi eux, il y avait le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou, Damien Hounkpèvi, son collègue du Cadre de vie et du Développement durable, Sanni Orou Pibou, et le représentant du directeur général du Fnec, Adam Bouko.

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