Production discographique: Richard Flash revient avec «No format»

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Production discographique: Richard Flash revient avec «No format»

Le musicien béninois Richard Flash s’annonce, plein de nouveautés dans les jours à venir. Un album-révolution, puis un autre, suite logique de sa carrière de chanteur. Trois ans de préparation, et voilà le leader des zoukeurs béninois dans un registre qu’on ne lui connaissait pas.

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On peut dire qu’avec la presse culturelle béninoise, Richard Flash poursuit sa lune de miel, après un désamour qui a failli créer le divorce dans un passé récent entre les deux parties. L’ illustration, c’est que c’est aux hommes et femmes des médias de son pays que le zoukeur-charmeur a préféré confié la primeur de certains de ces futurs projets, presqu’à l’éclosion. Ainsi, courant le mois de décembre prochain, les fans et mélomanes découvriront un autre Richard Flash. Loin du zouk et de sa musique sensuelle, l’artiste se propose d’emmener balader ses fans à travers un album-projet baptisé «No format». Une sorte de disque sans préférence rythmique qui abritera entre autres, des sonorités modernes, béninoises en priorité. C’est une innovation que l’artiste compte apporter à sa discographie et même à son talent. Lui qui, confiné depuis le début de sa carrière dans le zouk, entrevoit désormais, plus largement, son espace musical. «J’ai touché presque à tous les rythmes sur cet album qui ne reste qu’un projet que j’ai voulu réaliser pour me faire plaisir. J’ai aussi des inspirations qui n’ont rien à voir avec le zouk. Je préfère ne pas me bloquer et en même temps donner l’exemple qu’on peut faire bien d’autres choses en tant qu’artiste», illustre Richard Flash.

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La logique de l’album

Ce rêve qui tend vers la phase de concrétisation n’est pourtant pas entièrement finalisé. Sur le titre de l’album par exemple, il est dubitatif. «No format» qui en est juste-là l’éponyme pourrait s’éclipser à tout moment pour laisse place à un autre. «Pourquoi pas Kpatagnon, ou encore No format Kpatagnon», rit-il, expliquant que la logique de l’album s’illustre entièrement à travers ces titres. «Kpatagnon» étant dans sa langue maternelle «Tout est bon». C’est aussi là l’autre touche, disons originale apportée à cet album-projet de huit titres. Il est presqu’entièrement chanté en langues locales. Une manière, confesse l’artiste, de rendre hommage aux langues de son pays qui ne manquent pas d’originalité. Richard Flash reproche en effet aux plus jeunes que lui dans le métier de les délaisser. «La nouvelle génération agit comme si nos langues ne sont pas belles et se sent obligée de chanter en Lingala. Je suis Pedah, je chante dans ma langue, j’en suis fier… et sur No format, il y aura aussi d’autres langues comme Dendi, Yoruba…», a confié Richard Flash aux hommes des médias. Cette «galette de fin d’année aux Béninois et aux fans», a nécessité trois ans de travaux, selon l’artiste. On comprend alors sa fierté lorsqu’il l’expose comme un joujou qui se laissera apprécier. Sauf que «No format» qui est un projet quinquennal ne fera pas obstacle à la carrière normale de l’artiste. Son autre album, couleur zouk suivra, insiste-t-il. Autre chose, les clips «Zéro» et «Davè», annonçant les couleurs du prochain album ont été lancés il a quelques jours.

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La DFAC entre le marteau et l’enclume

Alors que l’actualité sur le financement des initiatives culturelles au Bénin fait la Une de l’actualité et que l’enveloppe octroyée à la direction du Fonds d’aide à la culture (DFAC) vient d’être augmentée par le chef de l’Etat, la structure ne répondrait pas aux attentes placées en elle. Elle serait même à la base du déclin observé au niveau du secteur culturel ces dernières années, s’offusque Richard Flash. Au cours de son échange avec les hommes des médias, il a vertement mis en cause les financements offerts par la structure, ainsi que son mode de fonctionnement. Lesquels, si on s’en tient à son développement, manquent d’objectivité et de sincérité et seraient teintés de partialité. Il s’est même livré à une comparaison, soutenant que des pays voisins qui disposent d’un budget nettement inférieur font des prouesses et même des percées au plan international. Paradoxalement, le Bénin au lieu de faire des prouesses, sombre. Et c’est ce constat, visiblement alarmant qui étonne l’artiste, l’inquiète et l’oblige à inviter les acteurs culturels à mettre de la mesure quand à la gestion de cette structure et à faire preuve de sagacité. Seule la culture béninoise y gagnera en visibilité, conclut Richard Flash?