Production des données du secteur agricole: Formation des formateurs des agents du recensement national de l’agriculture

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines,

  Rubriques: Société |   Commentaires: Aucun

Dossouhui dans le zou

La formation des formateurs des agents du Recensement national de l’agriculture a débuté, hier jeudi 10 juin à Bohicon. C’est Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture, qui a ouvert les travaux.

LIRE AUSSI:  Trois questions à Laurent Tossou, Dg Sbee: « Le Pag a prévu de rendre plus sûr le combustible qui est l’intrant majeur… »

Le gouvernement a mis en place des équipes sur le terrain dans le cadre des opérations de recensement national dans le secteur de l’agriculture pour la campagne agricole 2018-2019. L’objectif est de contribuer à la mise en place d’un système permanent de production des données de ce secteur. Une opération qui revêt une importance fondamentale pour le secteur agricole du Bénin.
En effet, prévu dans le Programme d’action du gouvernement (Pag), ce recensement national de l’agriculture est une opération statistique destinée à collecter, traiter, analyser et diffuser des informations quantitatives et qualitatives sur l’agriculture dans tout le pays. Il permet, entre autres, de fournir des données sur la structure de l’agriculture, en particulier pour les petites unités administratives, en vue de constituer des référentiels aux fins de mesurer la dynamique du monde rural; fournir des données sur la typologie des exploitations familiales agricoles et organiser les informations collectées en banques de données sur le secteur. Le recensement national de l’agriculture s’inscrit dans la dynamique de faire du Bénin une puissance agricole. Il permet notamment de dénombrer les implantations agricoles avec pour finalité la mise en œuvre d’une cartographie censitaire.
Le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, Alastair Alinsato, a signifié qu’en prenant les rênes de la Commission nationale de supervision, il y a quelques mois, ses collègues commissaires et lui-même avaient pris l’engagement de poursuivre cette si belle et utile œuvre qu’est le Rna en accompagnant le bureau central dans la résolution des contraintes qui se dresseraient en cours de route.
A sa suite, Alexandre Biaou, directeur des Statistiques agricoles, reconnait quant à lui que cette opération de collecte, la dernière du processus Rna, n’est pas la moins importante. Il explique qu’« elle vient compléter les données de structure collectées lors du module de base en fournissant des statistiques détaillées sur les maillons production, transformation et commercialisation des chaines de valeurs des principales filières de production animale, végétale et aquacole. Elle permettra ainsi d’établir de nouvelles références et d’évaluer au mieux la valeur ajoutée dans le secteur agricole».
Ce qui est d’ailleurs confirmé par le ministre Gaston Cossi Dossouhoui qui a rappelé que cette formation des formateurs apparaît comme un creuset supplémentaire pour renforcer les aptitudes. Ainsi, il a invité les participants à s’approprier effectivement les modules préparés par les formateurs expérimentés, et qui permettront de simuler en milieu réel la mise en œuvre des différents questionnaires. Il est à noter que cette opération est l’instrument nécessaire pour connaitre à fond le secteur agricole. Le Rna sert surtout à mesurer l’impact des transformations sur les produits, l’environnement et les pratiques agricoles.

LIRE AUSSI:  Validation de Psdsa et du Pniasan : Deux documents stratégiques pour booster le secteur agricole