Présidentielle de 2021: Des acteurs déplorent les violences enregistrées

Par Ariel GBAGUIDI,

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Plateau d'échange

La société civile béninoise, les partis politiques de l’opposition et ceux de la mouvance déplorent les violences ayant entaché le processus du scrutin présidentiel d’avril 2021. C’est à l’occasion d’une soirée politique organisée par la fondation Friedrich Ebert Stiftung, ce jeudi 10 juin, sur le thème « Présidentielle de 2021 et après ? ».

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Lazare Sèhouéto, membre du parti Union progressiste (Up), Eugène Azatassou, vice-président du parti « Les Démocrates » et deux acteurs de la société civile à savoir : Joël Atayi-Guèdègbé et Ralmeg Gandaho, ont dressé, chacun de sa position, le bilan de la présidentielle d’avril 2021. Au-delà, ils se sont projetés dans l’avenir, notamment en formulant des approches de solution pour un climat politique apaisé entre l’opposition (radicale) et la mouvance. Ces quatre acteurs étaient en effet les invités de la soirée politique placée sous la modération du journaliste Georges Amlon. Une soirée qui a réuni un parterre de personnalités et de jeunes observateurs et animateurs de la vie sociopolitique et économique du Bénin.
En termes de bilan de la présidentielle de 2021, les quatre débatteurs se sont attardés sur les points noirs du processus et ont déploré au finish les violences survenues notamment à Savè et Bantè. De l’analyse de Joël Atayi-Guèdègbé, l’on ne peut, en aucun cas, se satisfaire de ce qui s’est passé. Il s’agit de violences intolérables, fait observer cet expert en gouvernance.
Au-delà des crispations, que faut-il faire pour un avenir politique apaisé, surtout entre l’opposition dite radicale et la mouvance présidentielle ? En lançant ainsi la balle, Georges Amlon demande aux quatre débatteurs de proposer des pistes à exploiter pour que la paix revienne. Trois des quatre invités préconisent le dialogue et la réconciliation.
Reste à savoir qui de l’opposition radicale ou de la mouvance va se manifester en premier ou de qui viendra l’initiative. Lazare Sèhouéto estime qu’il revient au camp qui pense qu’il y a problème de se manifester. Il rassure à cet effet de la disponibilité et de l’ouverture des partis politiques soutenant les actions du régime Talon notamment l’Up.
En revanche, Eugène Azatassou souhaite que l’initiative vienne du président de la République. Dès lors, indique-t-il, si les conditions pour un dialogue sont réunies, le parti « Les Démocrates » s’assoira autour de la table des négociations. Finalement, par où commence-t-on le dialogue ?, lance le modérateur. Les deux acteurs politiques maintenaient leur position de départ. Joël Atayi-Guèdègbé pense que l’opposition radicale ne doit pas forcément attendre le mot d’ordre du chef de l’Etat, et l’invite à formuler ses préoccupations, mais toujours est-il que le dialogue demeure la solution, notent la plupart des invités. Oui, le dialogue, mais surtout un dialogue de vérité et débarrassé de toute suspicion, insiste Ralmeg Gandaho. Joël Atayi-Guèdègbé partage cette approche et pense que le chemin de la tolérance, de la bonne foi, est fondamental pour mener à un dialogue sincère. De son avis, il faut un minimum de civilité entre les uns et les autres.

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