Présentation de vœux au Conseil économique et social: Rendre l’institution plus dynamique

Par Désiré GBODOUGBE,

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Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces), a reçu, mercredi 15 janvier dernier à Cotonou, les vœux du personnel civil et militaire de l’institution. Cette cérémonie a été l’occasion de passer en revue les différentes actions menées au cours de l’année 2019 pour déboucher sur les défis à relever en 2020 afin de rendre l’institution plus dynamique.

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Rendre le Conseil économique et social (Ces) plus dynamique, tel est le souhait des conseillers et personnel de cette institution pour l’année 2020. Surtout que « l’année 2020 constitue une année importante dans l’affermissement de la démocratie béninoise. Car, elle sera marquée par l’organisation des élections municipales, communales et locales », a lancé le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian. A ce rendez-vous, dit-il, le Conseil économique et social devra adopter une posture qui transcende les considérations politiques afin de pouvoir jouer sa partition pour la sauvegarde de la paix au Bénin.
Face à cette situation, souligne le vice-président de cette institution, Nestor Wadagni, de grands défis attendent le Conseil économique et social malgré les nobles actions menées au cours de l’année écoulée. Parmi ces défis, on peut noter la relecture des textes qui régissent le Ces pour les adapter aux mutations socio-économiques et politiques actuelles de notre pays dans le sens d’une plus grande efficacité. Il urge aussi d’amener le Conseil économique et social à être saisi plus fréquemment par le gouvernement sur les projets de lois à caractère économique et social avant leur introduction au Parlement. Ceci permettra au Ces, poursuit-il, de mieux orienter le gouvernement dans l’élaboration des lois avant leur adoption par le Parlement. Par ailleurs, ajoute-t-il, l’année 2020 sera laborieuse, car les nombreuses actions entamées au cours de la précédente mandature seront poursuivies et renforcées.
Par rapport aux actions menées, il a rappelé que conformément à l’article 135 de la Constitution, les conseillers, avec l’appui du personnel de l’administration et sous la supervision du bureau de l’institution, ont examiné une saisine sur le projet de loi de finances de gestion 2020. A la fin de l’examen de ce dossier, des avis ont été formulés pour nourrir les réflexions ayant abouti au vote par le Parlement de ladite loi, jeudi 19 décembre 2019. Le Ces, rappelle-t-il, s’est également autosaisi de certains sujets d’intérêt national. Dans ce cadre, cinq rapports assortis de recommandations ont été élaborés et transmis au gouvernement au cours de l’année 2019. Plusieurs autres sujets sont en cours d’étude présentement, ajoute-t-il.
Ces efforts consentis ont été reconnus par le secrétaire général du Ces, Charlemagne Towavo. Pour lui, 2019 qui vient de s’achever constitue une année cruciale pour le personnel. Elle a permis, non seulement la réalisation de l’essentiel des activités programmées, mais a également consacré la fin de la 5e et le début de la 6e mandature. Pour ce faire, un plan de formation et un plan de travail annuel (Pta) ont été adoptés et exécutés. Dans ce cadre, des actions de gestion administrative et de développement des ressources humaines ont été réalisées grâce au leadership du président de l’institution, Augustin Tabé Gbian. A cela s’ajoute la pré-validation du manuel de procédures de la direction des Affaires financières et du logiciel de gestion des ressources humaines. Au plan international, l’institution s’est illustrée au cours de l’année écoulée en prenant une part active aux assises et autres activités des institutions faîtières des conseils économiques et sociaux.

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