Première session de la cour d’assises à la Cour d’appel de Cotonou: 33 dossiers inscrits au rôle pour 54 accusés

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Cour d’appel de Cotonou

La première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou au titre de l’année 2018, s’ouvre le 3 avril prochain. Le procureur général près cette cour, Emmanuel Opita, à la faveur d’une déclaration à la presse, faite ce jeudi, a annoncé que 33 dossiers inscrits impliquant 54 personnes accusées de crimes divers, seront examinés.

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La première session de la cour d’assises au titre de l’année en cours démarre mardi 3 avril prochain. Sont inscrits au rôle, trente-trois dossiers qui verront comparaître cinquante-quatre accusés qui devront répondre de divers chefs d’accusation. L’annonce a été faite, ce jeudi 29 mars à Cotonou par Emmanuel Opita, procureur général près la cour d’appel de Cotonou.

A l’en croire, sur les 33 dossiers inscrits au rôle, 13 concernent le crime de viol dont 6 commis sur mineurs. Il annonce que 12 dossiers sont relatifs au crime de sang (assassinat, meurtre, avortement suivi de mort et coups mortels) ; 3 dossiers concernent le crime d’association de malfaiteurs, 4 portent sur les crimes commis contre les biens à savoir vol à main armée, vol qualifié et vol avec violences. Des crimes d’incendie volontaire, de coups et blessures volontaires ayant entrainé une infirmité permanente, et de séquestration et traite d’enfants sont également au rôle.
Le procureur dénonce, à l’aune des dossiers inscrits au rôle de la première session de la cour d’assises, que le crime de viol notamment sur mineure est l’infraction dominante. Il affirme que la recrudescence de cette forme d’infraction criminelle interpelle tout le monde. Pour lui, il faut s’interroger sur les causes de ce phénomène grandissant dans la société.
C’est pourquoi, il invite la population à se rendre massivement à la Cour d’appel de Cotonou, pour assister aux audiences de la cour d’assises. « C’est l’occasion de comprendre le modus operandi des personnes dont les comportements sont en déphasage avec les normes et valeurs et voir la réponse apportée par la Justice aux fléaux qui gangrènent notre société », conclut le procureur général, Emanuel Opita.

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