Première session 2017 du Cis-Paurad: De nouvelles orientations attendues

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Le Comité interministériel de suivi du projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (Cis-Paurad) a tenu, ce jeudi 21 septembre 2017, sa première session au titre de l’année 2017 à Cotonou. La rencontre est consacrée à l’évaluation du niveau d’exécution du projet afin de donner de nouvelles orientations pour sa bonne poursuite.

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Evaluer le niveau d’exécution du projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (Paurad) afin de donner de nouvelles orientations susceptibles d’aboutir à sa bonne poursuite. C’est le mandat assigné aux membres du Comité interministériel de suivi dudit projet venus des dix communes bénéficiaires et des ministères concernés.
Louis S. Bossa, secrétaire permanent du Comité interministériel de suivi du projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (Cis-Paurad) rappelle que cet organe est un creuset d’échanges pour une bonne supervision de la mise en œuvre du projet. Présentant le projet, il fait savoir qu’il vise à faciliter l’accès aux services urbains et à améliorer la gestion urbaine dans les communes bénéficiaires, à savoir Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi,
Kandi, Lokossa, Abomey, Bohicon, Comé et Sèmè-Podji. Financée par la Banque mondiale, la mise en œuvre du Paurad couvre la période du 6 juin 2014 au 30 juin 2020. Son coût est de 30 milliards de FCfa. Le Paurad est réparti en trois composantes. La composante A relative à l’amélioration de la fourniture des services de base et à la réhabilitation des infrastructures est d’un montant de 49 millions de dollars, soit 24,5 milliards de F Cfa. La composante B concerne l’appui à la gestion municipale et à la décentralisation pour un montant de 5 millions de dollars, soit 2,5 milliards de FCfa.Quant à la composante C intitulée renforcement institutionnel, renforcement des capacités et gestion de projet, elle coûte 6 millions de dollars, soit 3 milliards de FCfa. Selon lui, conformément à la programmation de mise en œuvre, les activités sont déclinées en deux tranches. Il s’agit des activités de la tranche ferme à exécuter en maîtrise d’ouvrage déléguée durant les trente-quatre premiers mois et celles de la tranche conditionnelle à exécuter au cours des vingt-six derniers mois du projet. Ainsi, ayant donc atteint la fin de la première tranche, il est nécessaire de faire le point. « A la date d’aujourd’hui, les activités sont réalisées à un taux d’exécution physique de 70,25% contre un taux d’exécution financière de 75,88% avec un niveau de mobilisation des ressources de la Banque mondiale estimé à 65% », signale-t-il. Au regard de ces chiffres, il fait observer que de « véritables bonds sur les plans qualitatif et quantitatif se font par le Paurad sans bruit ».
Procédant à l’ouverture des travaux, Constant Godjo, représentant du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, indique que les participants doivent se prononcer sur les rapports qui leur seront présentés au cours de l’atelier. A ce propos, il rappelle quelques missions du Comité interministériel de suivi (Cis) telles que superviser, coordonner et orienter l’exécution du Paurad. Aussi cette session revêt-elle, pour lui, une importance capitale d’autant qu’elle intervient à quelques jours de la mission de supervision de la Banque mondiale prévue pour démarrer le 25 septembre prochain. Il ne manque d’attirer l’attention des membres du Cis-Paurad sur les dysfonctionnements et insuffisances révélées par endroits par les résultats des missions d’évaluation faites par des consultants indépendants au niveau des dix communes bénéficiaires.

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