Poursuite de la tournée du chef de l’Etat dans les communes :Ce qui manque à Akpro-Missérété pour son développement

Par Josué F. MEHOUENOU,

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La commune d’Akpro-Missérété ne profite pas assez de sa proximité avec Porto-Novo. A son profit, le gouvernement projette une série de réalisations dont les plus importantes ont été discutées à l’occasion de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat, hier jeudi 14 janvier dans la commune.

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Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag), la commune d’Akpro-Missérété a bénéficié de projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’énergie, du numérique… Mais tout ce qui est fait jusque-là «n’est pas encore à la hauteur» des besoins, et surtout des attentes de la population. « Nous sommes ambitieusement jaloux des communes sœurs » qui ont bénéficié d’importants projets dont le plus envié est celui de l’asphaltage. Les nombreuses réalisations faites au profit de la ville de Porto- Novo s’arrêtent toutes à l’entrée de Missérété, ce que ne comprend pas le maire de la localité, Joseph Hounkanrin. A l’instar du Grand Nokoué, il suggère « le projet Grand Porto-Novo » ensemble avec les communes voisines de la capitale.
Akpro-Missérété se propose aussi, comme Porto-Novo, «pour accueillir », dans les mois à venir, des ministères et institutions de la République et certaines structures. D’autres besoins se ressentent aussi dans la commune. Ils se rapportent à l’eau, l’énergie, à un marché intercontinental ou sous-régional, à un stade omnisports… En somme, la commune tend la main pour recevoir tout ce qui peut faire son bonheur et lui assurer un décollage. « Nos sollicitations visent à créer les conditions de l’investissement privé » afin que Missérété voie enfin sur son sol, supermarchés, restaurants et tout autre investissement rentable.
« Le véritable bilan de notre action n’est pas l’énumération de nos réalisations. Je ne vais pas énumérer ce qui a été fait dans les différents domaines parce que ce que le peuple béninois attend de ses gouvernants, ce n’est pas de réaliser en une fois tout ce qui lui manque », a précisé le chef de l’Etat à l’entame de son propos. Tout ne peut se faire en même temps, « nous avons toujours voulu que nos besoins essentiels soient satisfaits » au lieu « d’égrener » les mêmes chapelets de besoins depuis toujours. « Ces besoins de base préalables à tout développement, les autres nations parviennent à les satisfaire dans le temps avec un délai court pour s’attaquer à leur développement durable. C’est ce que nous n’avons jamais eu et qui fait l’objet de nos revendications… Personne n’a espéré qu’en cinq ans, on pouvait avoir autant de choses, selon lui. « Notre action commune permet d’espérer que, dans peu de temps, nous allons en finir avec ces besoins. Personne ne construira le pays à notre place. « Bientôt, on entendra parler du Bénin », a aussi promis le président Patrice Talon qui, une fois de plus, a partagé avec l’assistance l’exigence de défendre la bonne gouvernance.

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