Pour viol sur mineure (3e dossier):Affissou Ahissou Sotindjo condamné à huit ans de travaux forcés

Par LANATION,

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43 ans aujourd’hui, mis sous mandat de dépôt depuis le 24 mai 2005, Affisou Ahissou Sotindjo comparaissait hier mercredi 11 mars pour viol, dans le cadre du troisième dossier inscrit au rôle de la première session de la Cour d’assises de l’année 2015, de la Cour d’appel de Cotonou. Pour conduire les débats à huis clos, la présidente Damienne Lima Dossa est entourée des assesseurs Michelle Carrena Adossou et Hélène Atchouké puis des jurés Marcos Bernardin Narcisse, Kpanato Boko, Martin Gbéménou, Kouton Raphaël Ahlonsou. Wulfran Gbaguidi représente le ministère public à cette audience dont la mémoire est tenue par Me Angélique Tossou Soares.

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La version des faits présentée par la cour, renseigne que le dimanche 22 mai 2005, vers 20 heures à Okoun Sèmè dans la commune de Sèmè-Podji, la nommée S.A., âgée de 10 ans environ, est envoyée par sa tutrice acheter du sel dans une maison voisine. Que sur le chemin de retour, elle rencontre l’accusé qui lui propose de l’aider à rentrer chez elle. Mais qu’au lieu de prendre le chemin de la maison, celui-ci l’aurait entraînée au bord de la mer et aurait entretenu des rapports sexuels avec elle, en usant de la violence. Inculpé de viol sur mineure, Affissou Ahissou Sotindjo a reconnu les faits aux différentes étapes de la procédure, mais soutient toutefois n’avoir pas pénétré la victime. Le bulletin n°1 du casier judiciaire de l’accusé ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Il ne présentait aucun trouble mental au moment des faits.
A la barre, l’accusé développe que ce soir-là, alors qu’il venait de prendre un pot avec des amis, la fillette s’était spontanément rapprochée de lui en entrant dans la concession. Pourtant, à l’enquête préliminaire, il déclarait en être tombé amoureux dès qu’il l’a vue et eut envie, sur le champ, d’entretenir des rapports sexuels avec elle… mais qu’à l’œuvre, il ne parvint pas à la pénétrer.L’examen médical réalisé révélait bien «une déchirure récente de l’hymen» et une présence de sang au toucher vaginal, lui signale la cour.

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Sous les questions insistantes de la cour, l’accusé qui était divorcé au moment des faits, se confond en excuses, baisse la tête et confesse avoir péché. Les questions se font plus précises et percutantes, Affisou Ahissou Sotindjo concède alors qu’en entraînant la petite sur la plage, il avait l’intention d’avoir des relations sexuelles avec elle, qu’en défaisant le pagne qu’elle avait noué, il remarqua qu’elle n’avait pas porté de slip ; mais réaffirme qu’il ne l’a pas pénétrée…
Défendu par Me Arthur Ballé, Affissou Ahissou Sotindjo s’en sort avec une peine de huit ans de travaux forcés alors que le ministère public a requis dix ans de travaux forcés à son encontre. Cette peine couvre largement le temps qu’il a passé en détention provisoire, donc l’intéressé recouvre la liberté.