Pour des crimes économiques: 20 cadres des Impôts et de la Sbee devant la Criet

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) démarre, dès lundi 16 décembre prochain, sa deuxième session criminelle pour le compte de l’année judiciaire 2019-2020. Sont inscrits au rôle, deux dossiers relatifs à des crimes à caractère économique reprochés à des cadres de l’administration béninoise officiant dans divers services relevant de la direction générale des Impôts (Dgi) et de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee).

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Le procureur spécial près la Criet, Gilbert Ulrich Togbonon, a fait une déclaration à la presse ce jeudi, au siège de la juridiction à Porto-Novo pour annoncer l’ouverture de cette session criminelle et les dossiers inscrits au rôle. Au total, 20 accusés vont défiler devant la cour tout au long de cette session dont 19 au titre du dossier de la Dgi.
Le procureur spécial près la Criet a saisi l’occasion pour faire le point du nombre de dossiers examinés par la cour, statuant en matière criminelle, au cours de sa première année d’exercice. Les dossiers concernent, à en croire Gilbert Ulrich Togbonon, des faits d’escroquerie aggravée, de blanchiment de capitaux et de détournement de deniers publics, à l’issue desquels 11 personnes ont été condamnées pour des peines allant de cinq à quinze ans d’emprisonnement ferme et des condamnations à des amendes au profit du Trésor public pour un montant de 1, 030 502 milliard F Cfa. Le procureur spécial près la Criet invite les professionnels des médias et les animateurs des réseaux sociaux à un traitement objectif des informations en relation avec la législation en vigueur sur les infractions économiques, notamment le blanchiment de capitaux, la cybercriminalité, le terrorisme et autres pour «mieux assurer avec une rigueur intellectuelle irréprochable, leur activité d’information ». Gilbert Ulrich Togbonon en a appelé au civisme et à la discipline de tous afin de permettre la conduite des débats dans le calme et la sérénité tout au long de cette deuxième session criminelle.
Il n’a pas donné d’autres précisions sur les deux dossiers inscrits au rôle. Mais certaines indiscrétions renseignent que le dossier de la Dgi programmé ne concerne pas l’affaire de présumée disparition de quatre milliards FCfa qui a éclaboussé en septembre dernier l’administration fiscale. Il a trait plutôt, précisent les mêmes sources, à l’affaire de présumé vol de chèques émis par des contribuables et dont le réseau a été démantelé en 2017 impliquant des agents de la direction générale des Impôts et du Domaine. Les 20 accusés pourront être fixés sur leur sort à l’issue de la session criminelle

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Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau