Pour avoir violé et séquestré une mineure de 7ans (2e dossier):Séraphin Levimè Ahouangnito écope de 7 ans de prison ferme

Par Didier Pascal DOGUE,

  Rubriques: Société |   Commentaires: Aucun


La Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou a connu de son 2e dossier, hier mardi 10 mars. Au menu, le viol et la séquestration opérés par Séraphin Levimè Ahouangnito sur la fillette x, âgée de 7 ans environ à l’époque des faits. Compte tenu de la sensibilité du dossier, la présidente de la Cour, Célestine Bakpé, a ordonné le huis clos.

LIRE AUSSI:  Rencontre à Bohicon des acteurs de la filière riz: Le Ccr-B présente son plan stratégique 2018-2022

Né en 1945 à Abomey, l’accusé du 2e dossier de la Cour d’assises de 2015 à la Cour d’appel de Cotonou Séraphin Levinmè Ahouangnito a aujourd’hui 70 ans. Il en avait 66 au moment des faits. Il est soupçonné d’avoir entretenu des relations sexuelles avec “sa petite fille”. C’est la présidente de la Cour, Célestine Bakpé qui a expliqué les circonstances dans lesquelles l’infraction a été commise. Pour elle, dans la matinée du lundi 5 janvier 2011, dame Colette Nassara, voisine de la mère de la fillette x, âgée de 7 ans environ, envoie cette dernière lui acheter du gombo. Sur le chemin de retour, rapporte-t-elle, la petite est interpellée par le nommé Séraphin Levimè Ahouangnito qui l’a conduite dans sa chambre, où il lui aurait imposé des relations sexuelles.
Ayant mis du temps à revenir à la maison, ses parents inquiets se sont mis à la rechercher. Ce n’est qu’aux environs de 15h qu’elle est retournée à la maison et a pu raconter ce qui lui est arrivé.
Interpellée, Séraphin Levinmè Ahouangnito n’a pas reconnu les faits de viol et de séquestration mis à sa charge. Cependant, le certificat médical fait état de l’hymen traumatisé et d’une absence de virginité.
L’expertise psychologique et psychique de l’accusé ne révèle aucune anomalie.
Les débats doivent avoir été laborieux, le délinquant n’ayant pas reconnu les faits.
Le représentant du ministère public, Mardochée Kilanyossi a requis 7 ans de travaux forcés. Après examen et délibérations, la cour l’a condamné à 7 ans de prison ferme.
Mis sous mandat de dépôt le 11 janvier 2011, il vient de purger 4 ans de peine et devra retourner encore en prison pour 3 ans.
La cour qui a connu du dossier a été présidée par Célestine Bakpé. Elle était assistée de Romaric Azalou et Marie Soudé Godonou.

LIRE AUSSI:  Affaires domaniales: Les acteurs évaluent les outils de gestion à Natitingou