Positionnement des femmes pour les législatives :L’INPF échange avec les partis politiques

Par zounars,

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En cette veille d’échéances électorales, l’Institut national pour la promotion de la femme (INPF) a initié, hier jeudi 19 février à Cotonou, une rencontre d’échanges sur la question de positionnement des femmes sur les listes électorales. Plusieurs partis et groupes politiques, partenaires techniques et financiers et des Organisations de la Société civile ont pris part à ces assises au terme desquelles, des engagements fermes ont été pris par les chefs de partis politiques pour mieux positionner des femmes capables sur les listes aux législatives.

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L’Institut national pour la promotion de la femme (INPF) en collaboration avec Osiwa, a échangé, hier jeudi 19 février à Cotonou, avec des représentants de partis et alliances politiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des partenaires institutionnels, sur les possibilités de positionnement des femmes sur les listes électorales. Ceci, pour rappeler aux chefs de partis politiques, leurs engagements à mieux positionner les femmes sur ces listes. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de sa mission de promouvoir la participation et la contribution de la femme béninoise à la vie publique et politique. Après un décryptage du contexte politique béninois qui rejette toute idée de féminisme aveugle, les participants ont dit leur intention de miser sur des femmes capables qui ont du potentiel à mettre à la disposition de leurs listes.

Participants et communicateurs en concluent alors, qu’il s’agit d’une question de justice et d’un enjeu de développement. Se faisant, ils ont identifié les facteurs de blocage de la participation de la gent féminine aux instances de prise de décisions.
Selon Vicentia Boco, présidente de l’INPF, l’enquête diligentée par sa structure a prouvé que le manque d’éducation, le manque d’engagement politique et la violence du milieu politique sont entres autres, facteurs de blocage de la femme sur les terrains politique et public.

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Mais forte de son engagement à renverser la tendance, elle invite à entretenir un dialogue permanent avec les partis politiques en vue du changement de comportements. « C’est une affaire d’éducation de la société à tous les niveaux », a-t-elle souligné avec force et conviction. A en croire Vicentia Boco, depuis deux ans, des potentielles candidates identifiées par les formations politiques sont formées et aguerries au leadership.

Face à cela, elle affirme qu’il revient maintenant aux partis politiques de respecter les engagements qu’ils ont pris. Ainsi, l’INPF après avoir recueilli les propositions d’engagement, va maintenir la veille permanente pour évaluer le respect des engagements pris par les partis politiques et analyser l’éligibilité des femmes positionnées. Hier, des intervenants ont aussi souhaité que les formations politiques apportent leur soutien financier aux femmes candidates.

Soutenue par Gilles Badet, Rachel-Claire Okani et William Comlan, Vicentia Boco a exprimé le vœux qu’au moins 10% de femmes capables, puissent être élues aux prochaines élections législatives et encore mieux aux municipales communales, et locales. «Peut-on choisir de ne marcher que sur une seule jambe alors qu’on en a deux», s’est interrogée Vicentia Boco, avant de soutenir que la femme est prédisposée à potentialiser les ressources afin d’élever le niveau de l’économie.