Pollution et nuisance sonores: Le gouvernement met en garde les auteurs

Par Maryse ASSOGBADJO,

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Les églises, bars et restaurants qui produisent du son au-delà du raisonnable doivent désormais apprendre à baisser le volume de leurs appareils. Le gouvernement à travers le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia vient de lancer à leur endroit un ultime avertissement. Les contrevenants en feront les frais.

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Les habitants de Cotonou et environs partageant le même environnement que les lieux de cultes, bars et restaurants pourront désormais retrouver plus de calme autour d’eux. Le communiqué signé du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, est formel à ce sujet et interdit les nuisances causées aux paisibles populations. « Il est rappelé qu’aux termes des dispositions du décret N°2001-294 du 08 août 2001 portant réglementation du bruit en République du Bénin, l’usage de tout appareil de communication par voie acoustique (sirène, haut-parleur, avertisseur sonore) nuisible à la quiétude des populations ainsi que l’installation de toutes sources aux abords des écoles, des formations sanitaires et des services administratifs sont formellement interdits ».
Ouf ! Peuvent s’exclamer les populations, très souvent soumises à leur diktat, parfois impuissantes face au décibel ‘’volcanique’’ que déploient les appareils sonores de ceux-ci.
Au-delà des concessions, ces bruits parasites sont également de nature à mettre à mal le calme et la quiétude des élèves au sein des établissements. Les travailleurs qui, au terme d’une journée stressante au service, recherchent le calme chez eux à la maison, doivent également subir au quotidien ces bruits parasites. Que dire des personnes âgées ou des cardiaques dont la bonne santé et la vie dépendent en partie du calme autour d’eux ? Les auteurs de ces agissements ne font aucune distinction entre le jour et la nuit quand il s’agit de produire ‘’du boucan’’.
Tant que les chants, cris, bruits, musiques, sons de tam-tams et autres instruments de musique ne traversent tous les quartiers ou ne montent au ciel, ces perturbateurs ne manquent jamais de force dans leur exercice. Et presque au quotidien.
« Depuis quelque temps, mon département ministériel ne cesse d’enregistrer des plaintes pour la pollution sonore qui donnent parfois lieu à des altercations entre les populations et les promoteurs d’activités de cultes religieux, buvettes restaurants et autres », souligne le communiqué.

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Rigueur de la loi

Les dégâts seront désormais limités. La note du gouvernement permettra de réduire un tant soit peu les risques : « J’en appelle au sens de responsabilité des promoteurs de ces établissements pour le respect de la loi et de la commodité du voisinage », exhorte l’autorité.
Les auteurs doivent se ressaisir. Autrement, ils subiront la rigueur des textes. « En tout état de cause, les structures compétentes pour le contrôle sont instruites et les auteurs des troubles seront punis conformément aux dispositions de la loi n°98-030 du 12 février 1999 portant Loi-cadre sur l’environnement en République du Bénin ».
Le phénomène a des conséquences sur la santé humaine et l’environnement. Les bruits parasites peuvent nuire à la qualité de vie, avec des conséquences physiques et psychologiques pour les hommes et les femmes qui les subissent.
Les effets nocifs du bruit sur la santé humaine se manifestent par le stress, les troubles du sommeil, les effets sur le système cardio-vasculaire, immunitaire et la santé mentale…
En outre, ces nuisances sonores peuvent affecter l’audition, et aboutir dans les cas extrêmes à la surdité.
L’on a longtemps décrié la pollution sonore au Bénin, sans qu’aucune mesure répressive ne soit prise. Le message du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, intervient comme un ultime rappel à l’ordre pour assainir le cadre de vie. Ceux qui vont enfreindre à cette disposition l’apprendront à leurs dépens.