Planification du Ccr de la nutrition dans l’Atlantique-Littoral: Le Sp-Can outille les cadres de concertation communaux

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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Pour la cohérence des actions intégrées de nutrition, le Ccr constitue un outil de planification stratégique

Du mercredi 22 au vendredi 24 août, se tient un atelier de renforcement des capacités des cadres communaux de concertation (Ccc) sur l’élaboration et le suivi du Cadre commun de Résultat (Ccr) de la nutrition dans les départements de l’Atlantique et du Littoral. Organisé par le Secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp-Can), cet atelier a lieu dans l’enceinte de l’Institut régional de santé publique (Irsp) à Ouidah.

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Réunis au sein d’instances dénommées Cadres communaux de concertation, les différents acteurs impliqués dans la lutte contre la malnutrition dans les départements de l’Atlantique et du Littoral sont outillés depuis hier sur la planification du Cadre commun de Résultat (Ccr). Le Ccr est, selon la coordonnatrice régionale Atlantique-Littoral, Alida Adjilé, un outil de planification stratégique et opérationnel mettant à contribution tous les acteurs de la chaîne pour la cohérence des actions intégrées de nutrition. C’est pour vulgariser le contenu et les procédés d’élaboration et de suivi du Ccr que le Secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp-Can) a initié le renforcement des capacités des cadres de concertation des 77 communes du Bénin. La phase de l’Atlantique-Littoral en constitue la dernière étape.
Les statistiques font état de ce qu’au moins 3 enfants sur 10 sont atteints de retard de croissance au Bénin du fait de la malnutrition, a rappelé Alain Houessou, le représentant du maire de Ouidah à l’ouverture des travaux. Le Ccr s’impose alors comme un centre de résultat pertinent, un outil multisectoriel de planification stratégique concourant à de meilleurs résultats.
La dynamisation des Ccr qui existent déjà au niveau de certaines mairies puis le renforcement des capacités des Ccc pour un impact considérable sur la réduction de la malnutrition au Bénin, sont les attentes des partenaires techniques et financiers au terme de l’atelier, selon le représentant de la Banque mondiale, Ambroise Agbota. Il a par ailleurs fait savoir que la Banque mondiale encourage le Bénin qui agit sur chacun des cinq piliers essentiels du Ccr. Le présent atelier en est d’ailleurs une illustration, à l’en croire.
Selon le Sp-Can, Roch Mongbo, induire le taux de malnutrition au Bénin dépend de l’engagement de toutes les parties prenantes et le Cadre commun de résultat est justement un outil multi-acteurs qui intègre les diligences des divers acteurs dans la lutte contre la malnutrition. Il a invité les autorités départementales et locales à faire preuve de bonne foi dans la mise en œuvre des engagements pris.
Le secrétaire général de la préfecture de l’Atlantique, Robert Hounsou, a réaffirmé la détermination des deux autorités préfectorales (Atlantique-Littoral) à accompagner et suivre les communes sous leur tutelle dans la prévision et l’exécution de la ligne budgétaire affectée à la nutrition dans les Plans de développement communaux.

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Aboutir à un agenda communal

Les travaux ont démarré avec la présentation des objectifs de l’atelier, des défis et enjeux de la nutrition, des récents efforts consentis au Bénin ainsi que les textes encadrant les interventions en nutrition de la petite enfance. Au cours de l’atelier, les participants seront outillés sur les techniques de planification ainsi que le processus d’élaboration et de financement du Cadre commun de résultat. Des communications porteront sur le rôle des responsables départementaux, des collectivités locales et des services décentralisés engagés dans l’amélioration de l’état nutritionnel de leur communauté ainsi que l’état d’avancement des diagnostics réalisés par les communes en la matière.
Le rôle des autorités déconcentrées et décentralisées est, selon le Sp-Can, Roch Mongbo, de s’assurer de la l’effectivité de la politique et des prestations mises en oeuvre par les services d’Etat, s’assurer de l’allocation effective des ressources au profit de la nutrition et sensibiliser les communautés, les sages et les notables sur la nouvelle sagesse qui exige de bonnes pratiques nutritionnelles pour la croissance des enfants.
Ces travaux devront aboutir à l’élaboration du Cadre commun de résultat quinquennal, des tableaux de bord et des agendas de lancement des Ccr communaux. « Nous avons noté dans tous les départements, la prise de conscience par les divers services de la nécessité de travailler ensemble, la présence effective des préfets, des maires ou de leurs représentants aux ateliers. Nous pouvons dire que notre pays se prépare à se sortir de cette situation de malnutrition chronique dont souffrent plus de 30 % d’enfants de 0 à 5 ans», renseigne le Sp-Can Roch Mongbo.